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02 octobre 2018 20:57; Act: 02.10.2018 20:57 Print

Toutes les sorties ciné du 3 octobre, c'est ici!

par Catherine Magnin - La tentation serait grande de n'avoir d'yeux, cette semaine, que pour la prestation de Lady Gaga dans «A Star Is Born».

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(Photo: DR)

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«A Star Is Born», de Bradley Cooper:
Retrouvez notre critique ici


«Cold War», de Pawel Pawlikowski:

Pologne, années 1950. Wiktor (Tomasz Kot) s'éprend de Zula (Joanna Kulig) dès qu'il auditionne la chanteuse pour intégrer le choeur qu'il dirige. Mais Wiktor vit mal de devoir mettre les chants folkloriques au service de la propagande stalinienne. Il choisit de passer à l'Ouest, à Paris. Où Zula le rejoint, après s'être mariée à un autre... Le réalisateur d'«Ida», Oscar du meilleur film étranger 2015, signe un long métrage dans lequel il manie de nouveau le noir et blanc avec maestria (ce qui lui a valu le Prix de la mise en scène à Cannes). Si le contexte historique sous-tend tout le scénario, son illustration passe au second plan, au profit d'une histoire d'amour à la fois fiévreuse et glacée. ***


«Alad’2», de Lionel Steketee:

Ne cherchez pas le mot «chalgham» dans les dialogues d'«Alad’2». Ce terme persan (comme le recueil des «Mille et Une Nuits») irait pourtant bien au film de Lionel Steketee puisqu'il signifie «navet». Crache-t-on dans la soupe de grosses légumes (Kev Adams, Jamel Debbouze, Eric et Ramzy...) en qualifiant ainsi la suite des «Nouvelles aventures d'Aladin»? Que nenni! Avouons même notre admiration: oser illustrer un scénario à peine nourri de deux gags filés sans retenue. Oser des effets spéciaux aussi approximatifs. Livrer autant de cabotins à eux-mêmes. Et espérer réitérer le carton des «Nouvelles aventures d'Aladin», film français le plus vu dans l'Hexagone en 2015... «Alad’2» raconte qu'Aladin le voleur, n'ayant pas demandé la main de sa princesse, se la fait voler par le dictateur Shah Zaman. Sans génie, Aladin ne peut rien. Sans génie... *


«Amin», de Philippe Faucon:

Ils sont des milliers, les Sénégalais qui travaillent en France. Amin (Moustapha Mbengue) y est depuis neuf ans et se sent de plus en plus étranger à sa femme et ses enfants restés au pays. Le jour où il croise Gabrielle (Emmanuelle Devos), aisée et divorcée, il s'interroge sur son destin. Le film de Philippe Faucon aborde avec une pudeur et une dignité remarquables une réalité souvent négligée. ***


«Chroniques jurassiennes - L’homme et la forêt», de Claude Schauli:

Fin observateur de l'arc jurassien, Claude Schauli revient avec un doc qui plonge au coeur de la nature. Sous la houlette d'un garde forestier à la retraite qui s'avère fin pédagogue, le spectateur est invité à redécouvrir la puissance nourricière d'une forêt du Jura. C'est à la fois élémentaire, profond et agréable, même si le voyage s'éparpille au gré de rencontres qui ressemblent à des digressions rapportées. ***


«Mademoiselle de Joncquières», d’Emmanuel Mouret:

Ce joyau de marivaudage en costumes du XVIIIe siècle, aux dialogues surannés prononcés avec une délectation évidente par Cécile de France et Edouard Baer, doit beaucoup à la mise en scène lumineuse d'Emmanuel Mouret
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«Sofia», de Meryem Benm’Barek:

Prix du scénario de la section Un certain regard à Cannes, cette chronique crue d'une fille qui se retrouve dans l'illégalité pour avoir accouché hors mariage va droit au coeur. ****


«Donbass», de Sergei Loznitsa:

Du nom d'une région minée par la guerre civile, le long métrage «Dunbass», Prix de la mise en scène à la section Un certain regard, est constitué de 13 épisodes inspirés d'événements réels, ce qui laisse sans voix. ***


«Avant l’aurore», de Nathan Nicholovitch:

L’audacieux film de Nathan Nicholovitch est une plongée organique et dérangeante dans la société cambodgienne, sur les pas d’un prostitué. **