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23 octobre 2018 18:52; Act: 25.10.2018 15:45 Print

Toutes les sorties ciné du 24 octobre, c'est ici!

par Catherine Magnin - Les films qui font du bien ne manquent pas cette semaine, qu'ils viennent de France, d'Iran ou des Etats-Unis.

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Sur ce sujet
Une faute?

«Le grand bain», de Gilles Lellouche:
Retrouvez notre critique ici


«Khook», de Mani Haghighi:
Retrouvez notre critique ici


«Fahrenheit 11/9», de Michael Moore:

Quatorze ans après «Fahrenheit 9/11», son pamphlet contre George W. Bush, le bouillant Michael Moore se demande comment son pays s'est réveillé avec ­Donald Trump à sa tête. Dans «Fahrenheit 11/9» (date de l'élection fatidique), le réalisateur ne fait pas que décrypter les dessous de la politique du 45e président des Etats-Unis. Il illustre son propos avec divers scandales, comme celui, sanitaire, de la distribution d'eau à Flint (Michigan), sa ville natale. Et en déduit que tout résulte des multiples dysfonctionnements d'un pays qui n'a de démocratique que le nom. C’est d'une partialité crasse mais assumée, qui fait réfléchir sur des thèmes qui dépassent largement le contexte américain. ****


«Le jeu», de Fred Cavayé:

Routine de dîner entre amis: on parle de tout, de rien, pour éviter de divulguer ses secrets et inciter les autres à dévoiler les leurs. Et quel meilleur révélateur que le contenu des téléphones? Ce soir, la maîtresse de maison lance un défi à ses invités: que chacun pose le fameux objet au centre de la table et lise ou écoute ses messages au vu et au su de tous. S'ensuivent embarras, suspicions, révélations. Personne n’en ressort intact: «Le jeu» est un véritable massacre, dont le film de Fred Cavayé se sort par un dénouement adroit et imprévisible. Après y avoir assisté, vous y réfléchirez à deux fois avant de laisser votre portable allumé. ****


«Jean-Christophe & Winnie», de Marc Forster:

Austère employé qui élève sa fille à la baguette, Jean-Christophe (Ewan McGregor) n'en revient pas de tomber sur une peluche qui parle. C'est Winnie l’Ourson, venu le ramener au pays des rêves bleus avec l'espoir de lui faire retrouver la joie de vivre de son enfance. A défaut d'un chef-d’œuvre, le Suisse Marc Forster signe un bon film familial. ***


«Sauvage», de Camille Vidal-Naquet:

C’est l'histoire d'un gars (Félix Maritaud) qui se prostitue, flirte avec la clo­chardise, l'autodestruction. De prime abord, «Sauvage» est glauque. Mais aucune de ses scènes les plus crues n'est gratuite, ni complaisante. Il est question de tendresse, du besoin de contact charnel, de liberté. Et de l'idée que la forme que peut prendre le bonheur n'est pas universelle. ***


«Nos batailles», de Guillaume Senez:

Ses deux gosses sur les bras après que sa femme l'a quitté, Olivier (Romain Duris) n'a plus autant de temps pour défendre les intérêts de ses collègues face aux patrons. Film social ou film familial, le deuxième long métrage du Belge Guillaume Senez (après «Keeper») balance entre ces deux pôles sans creuser assez les implications de l'un sur l'autre. **


«Leave No Trace», de Debra Granik:

Inspiré d'une histoire vraie, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en mai 2018, «Leave No Trace» est un film dont le seul méchant est, selon sa réalisatrice, «la pression de se conformer à la norme sociale». On y voit en effet Will (Ben Foster) vivre clandestinement avec sa fille Tom (Thomasin McKenzie) dans la forêt qui borde Portland (USA). Tous deux propulsés dans le monde dit civilisé (toit, travail, école), la fille s'y fait bien mieux que son père. Pas vu.


«Halloween», de David Gordon Green:

Il y a 40 ans, Laurie Strode était la cible de la folie meurtrière de Michael Myers dans le cultissime «Halloween, la nuit des masques» (de John Carpenter). Aujourd'hui, toujours incarnée par Jamie Lee Curtis, elle retrouve son ennemi. Suite directe de l'opus 1, ce 11e volet de la saga omet donc les multiples morts de l'héroïne dans les épisodes précédents. Pas vu.


«Dakini», de Dechen Roder:

Dans le premier long métrage de la Bhoutanaise Dechen Roder, un détective enquête sur la disparition d'une nonne bouddhiste, que d'aucuns prennent pour un démon. Le rôle principal est tenu par Jamyang Jamtsho Wangchuk qui fut, à 14 ans, le jeune ­dalaï-lama de «Sept ans au Tibet», de Jean-Jacques Annaud (1997). Pas vu.


«Retour au palais», de Yamina Zoutat:

Longtemps, l'Yverdonnoise Yasmina Zoutat a travaillé comme chroniqueuse judiciaire pour le journal télévisé de TF1. Fascinée par le Palais de Justice de Paris, ses 6999 portes, ses 3150 fenêtres, ses 24 km de couloirs, elle y est retournée avant son déménagement (achevé en juin 2018). Histoire d'y trouver l'esprit, aveugle, qui l'habite? Pas vu.