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07 novembre 2018 07:10; Act: 07.11.2018 07:10 Print

Toutes les sorties ciné du 7 novembre, c'est ici!

par Catherine Magnin - Dakota flingue, Fabrice bafouille, Matthias coule... Bienvenue dans les nouveaux films à l'affiche cette semaine.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
Une faute?

«Sale temps à l’hôtel El Royale», de Drew Goddard:
Retrouvez l'interview de Dakota Johnson et notre critique du film ici

«Un homme pressé», d'Hervé Mimran:
Retrouvez notre critique ici


«Chacun pour tous», de Vianney Lebasque:

Ne pas aller aux Jeux olympiques faute de participants? Impensable pour Martin (Jean-Pierre Darroussin), coach de l'équipe de France de basketteurs déficients mentaux. Qui décide de compléter son équipe avec des... valides! Ce ne sont donc pas des génies du ballon qu'il s'en va recruter, mais des profils capables de paraître limités, d'encaisser sans ciller les clichés, les blagues de mauvais goût... Le réalisateur Vianney Lebasque ose s'amuser de certains tabous, non sans une louche de bons sentiments. En faisant jouer ensemble déficients mentaux et valides, son feel-good movie ne risque pas d'être accusé de «normalisation». D'autant qu'il ne fait que reproduire la réalité: aux Jeux paralympiques de Sydney en 2000, l'Espagne avait aligné une équipe de basket dont seuls deux joueurs sur douze étaient handicapés! ***


«Kursk», de Thomas Vinterberg:

Lors de manoeuvres d'ampleur en août 2000, une torpille explose à bord du sous-marin Kursk, fleuron de la flotte russe. Tandis qu'à l'intérieur la survie s'organise, à terre les supérieurs temporisent, par fierté, refusant l'aide internationale malgré les suppliques des femmes (dont Léa Seydoux, enceinte jusqu'au cou comme son personnage) des sous-mariniers piégés. Ces derniers – on ne refait pas l'histoire – n'en ­réchapperont pas. Le scénario de «Kursk» ne peut qu'imaginer ce qui s'est passé dans le submersible ­gagné par les eaux. On aurait aimé que Thomas Vinterberg, chantre du Dogme 95, innove par sa mise en scène. Las! Son «Kursk» recourt à des clichés usés jusqu'à la corde. En bons chauvins, on notera la présence, parmi les futurs noyés, du ­comédien suisse Joel Basman. **


«Styx», de Wolfgang Fischer:

Médecin urgentiste, Rilke (Susanne Wolff) part seule sur son voilier pour un voyage de rêve. Rien, même les pires tempêtes, ne fait peur à la jeune femme. Elle maîtrise. Et puis soudain, à l'horizon, surgit un chalutier surchargé de migrants à la dérive. Partir? N'en sauver qu'un au risque de provoquer la panique? Avec sobriété, «Styx» dépeint l'enfer du dilemme, l'aisance et l'insouciance rattrapées par le sentiment d'impuissance. Et renvoie la question en pleine figure du spectateur. ****


«Mario», de Marcel Gisler:

Qu'est-ce qui pourrait empêcher Mario (Max Hubacher) d'être promu en première division? Le fait qu'il s’éprenne de Leon (Aaron Altaras), un autre footballeur venu d'Allemagne. Entre sa carrière et ses amours, le jeune homme devra choisir. Preuve que le ­sujet n'est pas anodin: des ­professeurs ont demandé que le film du Suisse Marcel Gisler, sélectionné comme Coup de coeur Cannes Ecrans Juniors 2018, soit retiré de la programmation. ***


«Seule la vie», de Dan Fogelman:

Le destin du couple formé par Will (Oscar Isaac) et Abby (Olivia Wilde) croise celui d'autres individus... Dans la Black List 2016 des meilleurs scénarios non encore produits, celui de «Seule la vie» pointait à la deuxième place. Une fois derrière la caméra, son auteur, Dan Fogelman, a-t-il trouvé l'astuce pour assurer la réussite de ce genre de film choral? Pas vu.