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10 juillet 2019 08:39; Act: 10.07.2019 08:39 Print

Par ici toutes les sorties ciné du 10 juillet

par Catherine Magnin - Besson joue la carte du déjà-vu, Dujardin dialogue avec un blouson, les papys du reggae résistent... L'été est varié dans les salles obscures.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Le daim», de Quentin Dupieux:
Retrouvez la critique du film ici


«Anna», de Luc Besson:
Retrouvez la critique du film ici


«Inna de Yard», de Peter Webber:

À Kingston, une maison surplombant la mer, les arbres, les oiseaux… C'est là, au balcon ou au milieu de vinyles, que se sont réunies des légendes vivantes du reggae, Ken Boothe, Cedric Myton, Winston McAnuff et son fils Kush, KiddusI, entre autres. C'est là qu'a été enregistré l'album «Inna de Yard» («Dans le jardin», en patois jamaïcain), au plus près des vibrations naturelles, des instruments, des voix, avant une tournée mondiale passée par Festi'neuch en juin. En immortalisant ce Jamaica Social Club, le film de Peter Webber rend hommage à ces artistes qui ont traversé des années de vaches maigres, ainsi qu'à l’histoire du reggae et à celle, souvent faite de misère, du peuple jamaïcain. Il s'en dégage une belle émotion. ***


«Tschick», de Fatih Akin:

Inédit en Suisse romande, «Tschick», qui sort cette semaine aux cinémas du Grütli, à Genève, est une invitation à l'aventure estivale à laquelle on aurait tort de résister. Le réalisateur Fatih Akin («Soul Kitchen») nous entraîne dans le sillage de deux ados d'une quinzaine d’années: Maik, pour qui les vacances d'été rimeraient avec solitude si Tschick (diminutif de Tschichatschow), un original qui prétend venir de Valachie, ne l'emmenait à bord de la Lada poussive qu'il a volée. Ces deux-là vont rouler à tombeau ouvert à travers des champs de maïs, narguer la police, dormir à la belle étoile au pied d'éoliennes, faire des rencontres, sans téléphone mais avec toute l'audace de leurs dernières années d'insouciance. Et leur été fait souffler un joli vent de liberté sur le nôtre. ***


«Impairs et fils», de Jeshua Dreyfus:

Le père de Simon (Dimitri Stapfer) trompe sa femme avec sa secrétaire. Qui ne laisse pas le jeune homme indifférent. «Impairs et fils» est plombé par des raccourcis et rebondissements maladroits. Son réalisateur ne parvient pas à nous intéresser aux états d'âme de son personnage. Donc mieux vaut impair et passe... *


«Annabelle- La maison du mal», de Gaby Dauberman:

On ne détruit pas une poupée maléfique comme Annabelle. On l'exorcise. On l'enferme en indiquant bien sur sa cage: «Ne pas ouvrir». Évidemment, quelqu'un passe outre. Résultat? Rien de neuf, mais mis en scène avec une facture qui assure sursauts et frissons. C'est déjà ça. **


«UglyDolls», de Kelly Asbury:

Un oeil manquant ou superflu, une dent cassée, une excroissance: telles sont les imperfections qui condamnent certaines peluches à vivre à Uglyville plutôt que dans les bras d'un enfant. Est-ce une fatalité? Non, pense Moxy, qui infiltre un centre de formation appelé… Perfection! Adapté d’une marque de jouets qui prône un univers où les différences sont acceptées et même encouragées, le film d'animation «UglyDolls» souffre d'une mise en scène hystérique et de chansons interminables. C'est moche. *


«Premier de la classe», de Stéphane Ben Lahcene:

Abou (Mutamba Kalonji), élève modèle? Mensonge! Mais comment ce cancre menacé de redoublement échappera-t-il aux foudres de son paternel, qui le voit déjà président? En recrutant de faux profs à présenter à son père, et un faux père à présenter à ses profs… Caricatural mais bien rythmé, un tantinet BD, «Premier de la classe» a un gros défaut: sortir en pleines vacances. A-t-on idée... **


«Je vois rouge», de Bojina Panayotova:

Un doc, mélange de film d'espionnage et de film de famille, sur fond de collaboration avec le régime communiste bulgare, à découvrir au Zinema, à Lausanne. Pas vu.