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27 novembre 2019 06:17; Act: 27.11.2019 06:17 Print

Par ici toutes les sorties cinéma du 27 novembre!

par Marine Guillain - Mission dans l'espace, enquête policière et chansons de George Michael: voici les bandes-annonces des nouveaux films à l'écran cette semaine.

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«Proxima», «À couteaux tirés» et «Last Christmas» (Photo: dr)

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«Proxima», d'Alice Winocour

S'envoler dans l'espace, ce n'est pas rien. Mais lorsqu'il s'agit de participer à une mission d'un an et que l'on est mère d'une fille de 8 ans… Découvrez notre critique de ce film ici.

«Last Christmas», de Paul Feig

Elle est dans la galère, Katarina. Elle se trimbale sa valise dans les rues de Londres, habillée en lutin, n'ayant nulle part où aller. Et puis elle rencontre Tom, un atypique qui laisse son téléphone dans un placard et qui consacre sa vie à aider les autres... Découvrez notre critique avec l'avis de quelques lecteurs en vidéo dès ce week-end sur notre app.

«À couteaux tirés», de Rian Johnson

Alignez une demi-douzaine d'acteurs célèbres (Daniel Craig, Chris Evans, Ana de Armas, Michael Shannon, Tony Collette, - pour ne citer qu'eux). Plongez-les dans un décor proche d'un jeu de Cluedo, sur une trame bien tissée (mais qui a tué Harlan Thrombey, célèbre écrivain et ancêtre d'une grande famille, le soir de ses 85 ans?). Saupoudrez le tout d'humour british et de moult rebondissements... Et voici un succulent polar! ***

«Chanson douce», de Lucie Borleteau

«Ils me dévorent vivante»; «J'ai peur qu'ils meurent»: c'est en ces termes que Myriam (Leïla Bekhti) parle de ses deux enfants. La mise en place de «Chanson douce» est rapide: Myriam veut reprendre le travail car elle étouffe. Son mari (Antoine Reinartz) et elle font un casting de nounous peu convaincantes, avant de tomber sur Louise (Karin Viard), a priori irréprochable. Mais, alors que l'on est fin prêts au suspense –car on sait qu'on est là dans un thriller psychologique, adapté du roman de Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016–, rien ne vient. Oui, Louise s'accroche aux gamins jusqu'à devenir étouffante et jalouse; oui, elle est formidablement interprétée par Karin Viard et oui, on sent que quelque chose cloche. Mais le récit piétine et la sauce ne prend pas. **

«Toute ressemblance», de Michel Denisot

Il a sacrément la tête de l'emploi, Franck Dubosc, pour incarner ce présentateur à l'ego surdimensionné. Chouchou des téléspectateurs, Cédric Saint Guérande présente le «20 heures» et fait tout pour rester en haut de la pyramide. Qui de mieux pour mettre en scène cette satire des milieux mondains et médiatiques qu'un type du milieu? Le scénario de Michel Denisot n'est avare ni en guéguerres pitoyables, ni en nuits de débauche. Évitant un humour trop gras, «Toute ressemblance» n'est pas le pire des films avec Franck Dubosc – qui relèvent de différents degrés de torture. Par contre, il n'esquive ni la banalité, ni les clichés, ni un égocentrisme vite exaspérant. **

«O que arde (Viendra le feu)», d'Oliver Laxe

Ces montagnes de Galice semblent appartenir à un autre monde, un autre temps. De retour de prison pour avoir provoqué un incendie, Amador retrouve son village, ses vaches, sa mère (géniale Benedicta Sanchez, qui démarre sa carrière à... 83 ans!). «O que arde (Viendra le feu)» est un drame minimaliste et austère, qui dresse sobrement le portrait d'une région repliée sur elle-même. La première scène - des arbres abattus par des engins mécaniques - et celle, plus loin, de la même forêt rongée par les flammes sont de toute beauté. Le film avait remporté le Prix du Jury dans la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes. ***

«Le regard de Charles», de Marc di Domenico

Il nous a quittés l'an passé. Chanteur mondialement célèbre, Charles Aznavour a aussi filmé ce qui l'entourait des années durant. «Le regard de Charles» a été réalisé d'après ses archives. Avec la voix de Romain Duris, Il parle d'amour, de voyage, de passion, de guerre, d'immigration. Parfois centré sur lui, parfois très généreux, ni trop structuré, ni trop linéaire, le film se goûte comme un poème ou un rêve, comme le témoignage d'une époque, comme une fête privée à laquelle il nous invite... ***

«Lea Tsemel, avocate», de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche

Perdre une bataille ne lui fait pas peur. Subir les foudres du peuple ou de ses confrères non plus. Lea Tsemel, 72 ans, défend la cause des Palestiniens sans distinction, qu'ils soient féministes, pacifistes ou terroristes. Un doc à découvrir au City Club Pully (VD), puis dès le 11 décembre à Genève. Pas vu.
Mardi 10 décembre à 20h, projection en présence de la cinéaste, de Lea Tsemel et de son mari, lui aussi protagoniste du film.