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19 juin 2019 06:17; Act: 19.06.2019 07:21 Print

Par ici toutes les sorties du 19 juin!

par Catherine Magnin - Si vous ne deviez voir qu'un film cette semaine, que ce soit la Palme d'or du Festival de Cannes. Un chef-d'oeuvre!

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Parasite», de Bong Joon ho:
Retrouvez la critique du film ici


«Long Shot (Séduis-moi si tu peux!)», de Jonathan Levine:
Retrouvez la critique du film ici


«Gateways to New York», de Martin Witz:

Suisse arrivé aux États-Unis en 1904, Othmar H. Ammann est l'ingénieur à qui New York doit les principaux ponts reliant ses arrondissements. Des ponts suspendus, dont Ammann améliorera la conception dans des proportions ­souvent audacieuses. Le doc que lui consacre Martin Witz évoque l'ingénieur, le bâtisseur, l'architecte. Mais aussi l'urbaniste visionnaire et l'artiste. Le choix des images d'archives, leur agencement soigneux mettent en lumière la beauté des ouvrages d'Ammann, tout en constituant une véritable histoire de l'urbanisme de la Grande Pomme, l'expansion due à la motori­sation, le coup de frein du crash boursier, par exemple. «Gateways to New York» rend aussi hommage aux «petites mains», ces ouvriers téméraires de la tribu Mohawk, tels des funambules sur les structures en construction. Travail de fourmis pour oeuvre de titan. ****


«L'invité», de Duccio Chiarini:

Tout commence avec un préservatif… déchiré! «Vite, une pilule du lendemain!» se dit Chiara (Silvia D'Amico). «Et pourquoi?» réplique Guido (Daniele Parisi), qui y voit un signe du destin pour enfin fonder une famille. Mais au lieu de se rallier à cette idée, Chiara décide de faire une pause dans leur couple. Contraint de faire ses valises, Guido s'invite ou se fait inviter sur le canapé de parents ou d'’amis. Où il découvre, en même temps qu'un peu de leur intimité, que l'herbe n'y est pas aussi verte qu'il le pensait... Comédie à l'’italienne dans ce que le genre a de plus plaisant, sans hystérie mais avec des dialogues piquants et des situations cocasses, «L'invité» a un petit côté désenchanté qui fleure bon l'instantané sur une génération en mal de sérénité amoureuse.***


«Beaux-parents», de Hector Cabello Reyes:

Parce que sa compagne le croit infidèle, Harold (Bénabar) est privé de visite chez ses beaux-parents (Josiane Balasko et Didier Bourdon). Qui ne l'entendent pas de cette oreille! Mais braver l'interdit de sa bien-aimée, est-ce le meilleur moyen de la récupérer? Réponse au terme d'un écheveau de menteries, malentendus et quiproquos qui, malgré ses (très) grosses ficelles, tient plutôt bien la distance. ***


«Tolkien», de Dome Karukiski:

Orphelinat, tranchées de la Première Guerre, fraternité avec ses camarades d'étude, amour, linguistique… Tel est le bouillon dans lequel grandit l'auteur du «Seigneur des anneaux». Le biopic de Dome Karukoski pêche dans le passé de Tolkien (Nicholas Hoult) les graines de l’oeuvre à venir. Classique, soigné, sans plus.**


«Child's play», de Lars Klevberg:

Chucky est de retour, pour la 8e fois! Privé de contrôle parental et d'inhibiteur de violence, l'horrible jouet devient le meilleur ami d'Andy (Gabriel Bateman) et élimine ceux qui lui déplaisent. Seule nouveauté, son mode intelligence artificielle connectée, sous-exploité au moment de saigner ses ennemis (et pour saigner, ça saigne!). Reste une question: comment peut-on offrir une poupée aussi moche à son gamin? *


«Être vivant et le savoir», d’Alain Cavalier:

«Être vivant et le savoir» n'est pas le premier film consacré à la disparition d'un être cher. Mais le film d'Alain Cavalier ne ressemble à aucun autre. Le chagrin du départ d'une amie (la romancière Emmanuèle Bernheim, qu'il vouvoyait même après trente ans d'amitié), l'interrogation sur l'ici et maintenant, l'au-delà et l'après, sont baignés d'une nostalgie, d'une pudeur, d'une inquiétude particulièrement émouvantes. ****


Mais aussi:
Le 17 juin 2007 mourait Lamine Dieng, 25 ans, étouffé par les policiers à Paris lors d'une intervention musclée. Plutôt que des violences policières, un documentaire du collectif Cases Rebelles a choisi de parler de la douleur causée par l'absence de procès, de la difficulté de faire son deuil dans ces circonstances. «Dire à Lamine» sera projeté ce vendredi 21 juin 2019 à 21 h au cinéma Spoutnik, à Genève.