Fribourg

27 février 2019 14:18; Act: 27.02.2019 14:18 Print

Programme ambitieux pour l'édition 2019 du FIFF

Outre une forte présence mexicaine, le Festival international de films de Fribourg mettra enfin sur pied une soirée spécifique dédiée au cinéma fribourgeois.

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Cent cinq films de 58 pays seront projetés lors de l'édition 2019 du FIFF. (Photo: Keystone)

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Le Festival international de films de Fribourg (FIFF) propose un nouveau tour du monde cinématographique ambitieux pour son édition 2019. La manifestation sera ouverte le 15 mars par la présidente tessinoise du Conseil national Marina Carobbio Guscetti.

La passion et l'engagement restent les valeurs du FIFF, «un festival nécessaire à l'heure de Netflix, de la cacophonie ambiante», a relevé son directeur artistique Thierry Jobin, mercredi à Fribourg lors de la présentation de la 33e édition. «La programmation se veut un cercle concentrique, comme une pierre plate lancée sur un plan d'eau calme».

Cent cinq films de 58 pays seront projetés, 72 longs métrages et 33 courts métrages, dont 46 premières mondiales, internationales, européennes ou suisses. La compétition internationale comprendra douze longs métrages, dont deux documentaires, en particulier A thousand girls like me, de la réalisatrice Sahra Mani, sur la justice afghane face au viol.

Présence mexicaine

Le cinéma mexicain, dont on parle beaucoup depuis plusieurs années grâce aux récompenses octroyées à ses réalisateurs, sera présent avec le film d'Alejandra Marquez Abella The good girls, qui dresse le portrait d'une bourgeoisie indigène en déclin. Swing kids de Kang Hyeong-cheol sera aussi en compétition, un film qui transfigure les horreurs de la guerre de Corée en un spectacle de claquettes dans un camp de prisonniers.

Le jury international sera composé de cinq membres, dont quatre noms sont déjà connus: les réalisatrices nigérienne Rahmatou Keïta, dominicaine Natalia Cabral et indonésienne Kamila Andini ainsi que le dessinateur syro-palestinien vivant à Genève Hani Abbas.

Le volet courts métrages de la compétition internationale proposera 15 oeuvres, en provenance notamment du Rwanda, Nicaragua et du Mexique, encore. La programmation a impliqué le visionnement de 600 films. Les organisateurs ont au passage mis en exergue l'existence d'un véritable «vivier» cinématographique latino-américain.

Pas les paillettes

Le tout nouveau président du FIFF, le Jurassien de Fribourg Mathieu Fleury, s'est plu à souligner le dynamisme du festival. L'ancien secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs (FRC) a parlé de «sobriété heureuse» et d'une «mondialisation par le haut». «Le FIFF, ce ne sont pas les paillettes, mais les mirettes».

L'an dernier, le festival a connu une fréquentation record, avec 44'000 entrées. Un bon tiers des spectateurs est âgé de 18 à 34 ans, a indiqué Thierry Jobin, qui se targue d'avoir invité aussi un bon tiers de femmes parmi les réalisateurs. Pas moins de 11'000 élèves sont par ailleurs attendus pendant les huit jours de la manifestation.

Pour mémoire, la comédie chinoise «How long will I love U» ouvrira le festival, alors que la romance philippine «Meet me in St. Gallen» le clôturera. Le FIFF avait dévoilé le 28 janvier les sections au centre de sa 33e édition, dont une sélection de films proposée par les seize actrices à l'initiative du livre «Noire n'est pas mon métier».

Invités 2019

La section Nouveau territoire offrira aux spectateurs des «trouvailles caribéennes». Outre une exploration en terre romantique, «des regards croisés de Corée du Sud» donneront des cartes blanches aux invités du FIFF 2019, l'écrivaine qui a grandi à Porrentruy (JU) Elisa Shua Dusapin, lauréate du Prix suisse de littérature 2019, et le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho.

Le festival mettra enfin sur pied une soirée spécifique dédiée au cinéma fribourgeois, le 19 mars, s'est réjoui Thierry Jobin. L'événement se tiendra simultanément à la deuxième rencontre des professionnelles du septième art cantonal, histoire de tisser une toile entre eux.

(nxp/ats)