«Inséparables»

03 septembre 2019 19:14; Act: 03.09.2019 19:14 Print

Quand Poutine s'incruste dans la réussite de Mika

par Catherine Magnin - Deuxième film de Varante Soudjian (après «Walter»), «Inséparables» repose sur les épaules de son tandem d'acteurs.

Une faute?

Non, le Mika mis en scène par Soudjian n'est pas juré dans «The Voice». Non, son Poutine ne dirige pas la Russie. Le premier est un petit escroc qui a brillamment refait sa vie après un passage par la case prison. Il y a rencontré le second, personnage atypique dont il pensait pouvoir se débarrasser facilement et qui va faire dérailler ses plans.

Qui Varante Soudjian a-t-il choisi pour incarner ces «inséparables»? D'une part Ahmed Sylla, que l'on a vu en pseudo-basketteur déficient men­tal dans «Chacun pour tous» et qu’on retrouvera prochai­nement dans «Le dindon». La présence comique, Sylla connaît, lui qui a fait ses armes dans le one-man-show. L'originalité… ça viendra.

Binôme pour rire

Lui donne la réplique un de ces comédiens que l'on reconnaît au premier coup d'oeil, mais dont on ne se rappelle jamais le nom. Le serveur hilarant dans «Le sens de la fête», le nageur ayant abusé d’auto­bronzant dans «Le grand bain», le prof plaisantin dans «La vie scolaire», c'est lui. Et lui, c'est Alban Ivanov. En salopette orange, en imper de cuir, en survêt, il tient son rôle de boulet pince-sans-rire avec un beau panache.

Avec ce duo très complice, sur un scénario correct, mais sans génie, Varante Soudjian redore un peu le blason du buddy movie à la française, mal en point depuis «Le flic de Belleville» ou «De l'autre côté du périph». C'est déjà ça.