«Malveillance»

27 décembre 2011 16:48; Act: 27.12.2011 16:48 Print

Quand le concierge est un psychopathe

par Fred Ferrari - Les statistiques le disent: les auteurs d’agression sont souvent des proches des victimes. Proches à quel point?

Confier les clés de son appartement au concierge peut mettre votre vie en péril. Démonstration...
Une faute?

César (Luis Tosar) est concierge d’un grand immeuble. Un modèle d’efficacité, de discrétion, de dévotion. Sa seule ambition, bien légitime, est d’être heureux. Il y a droit, il l’a entendu à la «Ligne du coeur». Encore faut-il trouver le bon moyen. Et s’il fallait pour cela pourrir l’existence de Clara (Marta Etura), la resplendissante locataire du 3ème? Avec la même méticulosité qu’il met à distribuer les journaux ou à déboucher les canalisations, César va s’immiscer dans l’intimité de la jeune femme. Et personne n’a intérêt à se mettre en travers de son chemin...

Un thriller en huis-clos

De la même manière que dans «La main sur le berceau» une famille confiait son enfant à une psychopathe, de même «Malveillance» souligne à quel point il n’est pas anodin de confier à quelqu’un les clés de son appartement, de sa vie. Cette espèce de «Main sur le trousseau... de clés» est mis en scène par un expert dans l’art de faire froid dans le dos: Jaume Balagueró. Cet amoureux des lieux clos («A louer» racontait déjà la panique d’un couple piégé dans un appartement) a encore enrichi son expérience en réalisant le documenteur «REC». Sa mise en scène de «Malveillance» est aussi machiavélique que le stratagème de César. Lequel est interprété par un Luis Tosar qui se révèle une nouvelle fois puissamment troublant.