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25 septembre 2019 06:36; Act: 25.09.2019 06:36 Print

Quels films sortent au cinéma ce 25 septembre?

Rambo, château, thalasso, mais aussi frontières, minorités, infidélités... Tels sont quelques-uns des ingrédients de cette semaine cinématographique.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Downton Abbey», de Michael Engler:
Lisez notre critique ici

«Rambo: Last Blood», de Adrian Grunberg:
Lisez notre critique ici

«Bacurau», de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles:

Bacurau est un village isolé dans le Nordeste brésilien, habité par une communauté soudée. Mais ce foyer de résistance dérange. Il disparaît mystérieusement de la carte, alors que les autorités assoiffent sa population, envoient des drones pour la surveiller. Les moyens pour faire déguerpir ce petit peuple vont empirant, des touristes américains débarquent même pour l'exterminer comme dans un jeu vidéo. À la lisière entre le trip fantastique et le western d'anticipation, «Bacurau» (reparti du dernier Festival de Cannes avec le Prix du jury) est une parabole on ne peut plus claire de la société brésilienne actuelle, sous l'égide du président Bolsonaro. Engagé, enragé, il intrigue sans subjuguer, ne parvenant pas à faire naître la compassion. **

«Thalasso», de Guillaume Nicloux:

Coup de coeur: Michel Houellebecq et Gérard Depardieu séjournent dans le même établissement de thalassothérapie. Quand ils ne se font pas geler les couilles ou badigeonner de boue, ils picolent en douce en philosophant. Enfin, philosophie est un grand mot pour qualifier leurs conversations sur des sujets souvent triviaux. Ni tout à fait fiction, ni tout à faire doc, «Thalasso» boit parfois la tasse. Mais le film de Guillaume Nicloux est traversé de confidences inattendues, de vulnérabilité, d'inquiétudes émouvantes, comme les regards de Gégé sur les divagations métaphysiques de Houellebecq. Mention spéciale à l'établissement qui a accepté de servir de décor à ces antihéros qui le dénigrent à tout-va. ****

«Le dindon», de Jalil Lespert:

Monsieur de Pontagnac (Guillaume Gallienne) a eu un coup de foudre pour Victoire (Alice Pol), une inconnue qu'il suit dans la rue. Ce qu'il n’avait pas prévu, c'est que celle-ci n'est autre que l'épouse d'un de ses amis, Vatelin (Dany Boon). S'ensuit un petit jeu surréaliste autour de la fidélité de leurs proches. Adaptée du classique de Feydeau, cette comédie fait bien rire grâce au talent de ses acteurs. ***

«Golden Age», de Beat Oswald:

Appartements cossus, marbre à tous les étages, domestiques aux petits soins, happy hours à gogo: bienvenue au Palace, à Miami, établissement pour personnes âgées ultrariches. N'étaient un déambulateur pour partenaire de danse ou un cocktail dans une main tremblante, on se croirait au paradis... avant l'heure. L'exubérance flamboyante et décadente de cette cage dorée (où est le ciel?) fiche un drôle de bourdon. ***

«Atlantique», de Mati Diop:

Alors que des hommes disparaissent sur des canots de fortune, qu'advient-il des femmes restées au pays? À Dakar, Ada (Mama Sané) n'en croit pas ses yeux: le fantôme de son amoureux est revenu lui dire adieu! Originale sinon aboutie, l'approche résolument fantastique d'«Atlantique» lui a valu le grand prix du Festival de Cannes. ***

«Eisenberger», de Hercli Bundi:

Documentaire. À 40 ans, Christian Eisenberger, artiste autrichien touche-à-tout, a déjà créé 45 000 œuvres et cartonne sur le marché de l'art. C’est à n'y rien comprendre... **

«La preuve scientifique de l’existence de Dieu», de Frédéric Baillif:

Une initiative contre l'exportation d’armes, une balle perdue: il n'en faut pas plus pour que des soixante-huitards objecteurs de conscience repartent au combat. Résultat: pertinent mais fouillis, attachant mais raté. **


Mais encore...

À l'occasion des 30 ans de l'Usine, le cinéma Spoutnik, à Genève, sert de lieu de projection de 30 heures de clips musicaux.
Du 27 au 29 septembre. Voir: spoutnik.info

Ne pas oublier que, du 26 septembre au 6 octobre, se déroulera la 15e édition du Zurich Film Festival.


(cma/mag/lja)