«Downton Abbey»

24 septembre 2019 17:45; Act: 24.09.2019 17:45 Print

Remue-ménage à Downton Abbey

par Catherine Magnin - Quatre ans après la diffusion de son dernier épisode, à la fin 2015, la série télévisée «Downton Abbey» joue les prolongations au cinéma.

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Yorkshire, 1927. Qu'est-ce qui peut mettre sens dessus dessous la très aristocratique famille Crawley, propriétaire de Downton Abbey, et ses domestiques, de la douairière (Maggie Smith) à la cuisinière (Sophie McShera)? La visite du roi et de la reine d'Angleterre, pardi! Tout le monde est sur les dents, d'autant que les exigences du protocole royal mettent à mal les habitudes et les ego. C'est qu'il ne faut pas commettre d'impair, sans perdre la face pour autant.

Intégrer le format du petit écran dans celui du grand semble, géométriquement parlant, chose aisée. En pratique, cela revient à faire entrer l'univers d'un château dans un cottage! Allez résumer en deux heures une époque et des enjeux construits pendant six saisons (52 épisodes), les histoires de maîtres et valets, rivaux, héritiers et comploteurs, orgueilleux et amoureux, sans lasser ni larguer…

«Downton Abbey» pratique l'exercice sans trop de contorsions. Les moldus s'y retrouveront au gré des indices distillés, entre la respiration de deux plans de coupe, dans un univers ripoliné, sans un faux pli ni la moindre poussière ou la moindre suie. Les initiés en auront pour leur argenterie, rutilante, avec de nouveaux personnages et la promesse, peut-être un peu trop appuyée, que cette première incursion au cinéma ne clora pas la saga. Eh oui, feuilleton un jour, feuilleton toujours...