Festival de Cannes

15 mai 2019 11:17; Act: 15.05.2019 11:17 Print

Si seulement ce blouson de daim pouvait parler...

par Catherine Magnin - Neuf ans après «Rubber», Quentin Dupieux est de retour sur la Croisette avec «Le daim».

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Le nouveau film du plus imprévisible des réalisateurs français ouvrira la Quinzaine des réalisateurs ce soir. Jean Dujardin y incarne Georges, un quadra obsédé par un blouson 100% daim. Nous aurions bien aimé l’interviewer. Pas Jean. Le daim. Ce qui n’était hier qu’un accessoire honni des véganes nous aurait parlé de l’évidence de sa rencontre avec l’acteur: «C’était écrit: il ne s’appelle pas Dujar-daim pour rien!» Il aurait évoqué un tournage difficile, des bars louches, la neige. «On a failli me tirer dessus, m’éclabousser de sang. Mais j’ai refusé une doublure: je suis un dur à cuir.» Il se serait vanté de la souplesse avec laquelle il s’est adapté aux larges épaules du comédien, en lui apportant un surplus d’animalité dans un rôle très inquiétant.

Pas de smoking!

Il n’aurait pas pu nous parler du film, qu’il n’a pas encore vu. C’est prévu pour ce soir… s’il on le laisse entrer. «Vous me voyez enfiler un smoking sur mes franges pour monter les marches?» Mais, évoquant le pneu de «Rubber» qui avait foulé le tapis rouge en 2010, il aurait avoué compter sur l’audace de Jean. Sans savoir que ce dernier a dit de lui qu’«honnêtement, personne ne peut porter ça. Cette veste est au-delà de tout, du bon goût». À l’évocation de la rumeur selon laquelle il se serait mis en ménage avec l’acteur à la fin du tournage, le blouson aurait éludé: «Vous savez, les bottes de daim que porte Georges, ce sont celles de Jean. Alors je me demande qui, du comédien ou de son personnage, est le plus timbré.»