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29 mai 2019 06:55; Act: 30.05.2019 10:54 Print

Par ici les sorties ciné du 29 mai!

par Catherine Magnin - Les nouveaux films donnent de la voix. De manière harmonieuse dans «Rocketman», et bestiale dans «Godzilla II roi des monstres».

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«Rocketman», de Dexter Fletcher
Retrouvez la critique du film ici

«Sibyl», de Justine Triet
Retrouvez la critique du film ici


«Godzilla II roi des monstres», de Michael Dougherty

Ça rugit grave dans cette suite du «Godzilla» de Gareth Edwards (2014). C'est qu'Emma Russell (Vera Farmiga), pensant avoir trouvé comment gérer la cohabitation avec les Titans, réveille tout ce que la Terre compte de monstres. Voilà que surgissent Rodan et Ghidora, qui pourraient réduire l'espèce humaine (dont Madison, la fille d'Emma) à néant. Heureusement, Godzilla est là, tout-puissant. Ou presque: après tout, les trois têtes de Ghidora sont perchées 40 mètres plus haut que la sienne...
Cracheurs de feu, de bave, de rayons radioactifs, invraisemblances, héros qui se sacrifient, message écolo et budget de 200 millions de dollars: «Godzilla II roi des monstres» est fait pour répondre aux attentes de ceux qui ont vu les 34 précédentes aventures (dont 32 venues du Japon) du mastodonte sur grand écran. Il réussit. **

«Digitalkarma», de Mark Olexa

En choisissant de filmer pendant quatre ans Rupa, une jeune Bangladaise, les réalisateurs Mark Olexa et Francesca Scalisi ont fait un pari, sur l'espoir. Rupa veut devenir une «E-SheBee», une travailleuse formée aux nouvelles technologies et aux métiers de la santé. Sa mère, qui ­trime dans les champs de thé pour que sa fille ait une vie meilleure, et son père sont d'accord. Rupa suit des cours, s'arrange pour avoir un vélo pour se déplacer, un smartphone pour s'organiser, elle tient un journal intime filmé. Ce parcours modèle vers l'émancipation prend la forme d'un film à suspense: la jeune femme deviendra-t-elle une entrepreneuse autonome, financièrement indépendante? Ou le poids des traditions, qui veut qu'elle se marie, va-t-il avoir raison de ses efforts? Quel que soit le sort final de Rupa, l'énergie de «Digitalkarma» fait au moins un heureux: le spectateur. ****

«Ni une ni deux», d'Anne Giafferi

Défigurée par une injection de Botox, une actrice intello en perte de vitesse engage, pour la remplacer sur le tournage d'un film drôle, une coiffeuse qui lui ressemble comme sa sœur jumelle. Et pour cause! Dans le prévisible mais plaisant «Ni une ni deux», Mathilde Seigner est de tous les plans. Elle y fait merveille, passant de la rousse à la blonde sans laisser l'exercice de style virer à la caricature. ***

«Venise n'est pas en Italie», d'Ivan Calbérac

Émile (Helie Thonnat) est vert de rage: ses parents, qui vivotent en caravane, veulent l'accompagner à Venise y rejoindre la harpiste qu'il aime. Ivan Calbérac adapte à l'écran son propre roman avec le même optimisme que ses héros. Le résultat, dont on ne saurait dire s'il s’adresse aux ados ou aux adultes, tient du téléfilm mâtiné de BD. **

«Delphine et Carole, insoumuses», de Callisto McNulty

Elles étaient avant-gardistes et intrépides, elles sont toujours d'actualité. Elles, ce sont l'actrice française Delphine Seyrig et la vidéaste suisse Carole Roussopoulos, qui firent équipe dans les années 1970 pour défendre l'émancipation des femmes. Portrait de militantes, tableau d'une époque, le doc de Callisto McNulty respire le même enthousiasme que celui de ses personnages. ****

«Teret (The Load)», de Ognjen Glavonic

Un chauffeur de poids lourd doit transporter un mystérieux chargement à travers une Serbie bombardée par l'Otan, en 1999. Un voyage qui ne le laissera pas indemne, dans un film qui avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2018. Pas vu.