«Once Upon a Time…»

13 août 2019 22:30; Act: 13.08.2019 22:30 Print

Tarantino rend hommage au cinéma et à... Tarantino

par Catherine Magnin - Voici le film le plus attendu de l'année, «Once Upon a Time… in Hollywood» («OUATIH» pour les intimes). Verdict.

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Une faute?

Machine marketing bien rodée: depuis sa projection à Cannes, il ne se passe pas une semaine, un jour, une heure sans une anecdote, un ragot, une polémique concernant «OUATIH». Au film de parler, maintenant.

Les stars

Brad Pitt, avec son moment torse nu et son jeu minimaliste un brin m'as-tu-vu, incarne la doublure et larbin d'un acteur sur le déclin, rôle qui permet à Leonardo DiCaprio de faire étalage de la variété de son jeu, y compris dans sa traditionnelle scène de pétage de plombs. C'est le premier plan à trois Quentin-Leo-Brad, et ça leur va bien.

L'histoire

1969. Fin d'un âge d'or, avènement de l'ère hippie. Tarantino s'approprie l'époque sans craindre de tordre le cou aux faits (on est dans un conte, ne l'oublions pas). Le duo principal est voisin de Sharon Tate (Margot Robbie) et son rôle dans le destin de la victime du gourou Manson a fait s'étrangler les puristes et la famille Polanski. C'est pourtant un formidable pied de nez à la fin d'une ère d'insouciance.

Le bazar

La distribution longue comme un jour sans pain (Al Pacino, Kurt Russell, Michael Madsen, Bruce Dern et d'autres coupés au montage) n'est qu'un exemple d'accumulation parmi d'autres. Histoire de compenser le manque d'émotion?

La gloire

Truffé de références aux grand et petit écrans, «OUATIH» sert d'écrin à Quentin pour citer sa propre filmographie (comme cette scène qu'on dirait tirée d'«Inglourious Basterds». Ou le fétichisme des pieds. Ou les ­tueries...). Une façon de s'au­toproclamer membre de la ­légende qu'il chante. Petit ­prétentieux, va!