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04 septembre 2019 07:03; Act: 04.09.2019 07:03 Print

Découvrez les sorties ciné du 4 septembre

La rentrée cinématographique bat son plein avec un beau panache de genres, d'origines, de bonnes et de mauvaises surprises. Laissez-vous tenter.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Inséparables», de Varante Soudjan
Lisez la critique du film ici

«Fête de famille», de Cédric Kahn
Lisez la critique du film ici

«Loulou», de Nathan Hofstetter

Pas d'Isabelle Huppert ni de Gérard Depardieu dans le «Loulou» de 2019, mais un jeune Suisse, Nathan Hofstetter, qui a été diagnostiqué schizophrène paranoïde en 2013. Plein d'humour, sans filtre, hyperlucide, le Neuchâtelois diplômé de l'Ecal a filmé pendant huit ans ses proches, l'amour et la maladie. Et qui de mieux pour parler de troubles mentaux que les personnes directement concernées, avec leurs mots et leur ressenti? «Les fous sont les explorateurs malchanceux de l'invisible», dit Nathan. Faire ce film a été thérapeutique pour lui, qui pensait avoir une caméra à la place de l'oeil durant ses psychoses. En fait, c'est presque ça: ses cadrages, ses gros plans, son utilisation de la mise au point sont empreints de liberté, son oeuvre est troublante de sincérité. ****

«Monos», d'Alejandro Landes

Une poignée de gosses armés doivent surveiller une otage américaine. Là-haut, au-dessus des nuages, dans les hautes montagnes de Colombie, la frontière entre jeux d'enfants et jeux d'adultes se brouille vite. La grande réussite de «Monos» –primé au Festival de Sundance– tient dans ses images sublimes qui envoûtent et dans le rythme frénétique de son récit. Des sommets montagneux isolés à une jungle profonde et hostile, le chaos s'intensifie, les enfants soldats (incarnés par des acteurs non professionnels) luttent pour leur survie dans un mélange de sauvagerie et de fragilité. Alejandro Landes plonge le spectateur dans une dimension fantasmatique pas si éloignée de celle d'«Apocalypse Now» et lui fait vivre une expérience sensorielle puissante. Une claque. ****

«Les Particules», de Blaise Harrison

Le premier long métrage de fiction de Blaise Harrison (diplômé de l'Ecal où il enseigne désormais) était à la Quinzaine des réalisateurs. La science, le réel et le fantastique sont interconnectés dans ce film singulier où un ado fait face à ses angoisses et amours juvéniles. Dommage que la mollesse du héros introverti agace et que le propos glisse dans l'abstraction. **

«À deux mètres de toi (Five Feet Apart», de Justin Baldoni

Stella (Haley Lu Richardson) et Will (Cole Sprouse) souffrent d'une maladie grave. Ils n'ont pas le droit de se toucher. Or, l'amour pousse ces ados dans les bras l'un de l'autre...  Pas besoin de remonter à «Love Story» pour savoir qu'«À deux mètres de toi» s'inscrit dans une veine de mélos au scénario archiprévisible. Dans les limites de ce cadre, le film remplit néanmoins son contrat. **

«Fourmi», de Julien Rappeneau

Parce que ça motive son paternel à cesser de boire et à trouver un boulot, Théo, footballeur junior, lui fait croire qu'il a été retenu par les sélectionneurs d'Arsenal. La suite est prévisible, mais «Fourmi» (surnom de Théo) remporte la partie grâce notamment à ce gros ours de François Damien et à la bonne bouille de Maleaume Paquin. ***

«Late Night», de Nisha Ganatra

Actrice star de «Late Night» avec Emma Thompson, Mindy Kaling s'est inspirée de son propre parcours dans l'industrie du divertissement pour écrire le scénario du film. L'histoire? Une présentatrice TV «un peu vieille et un peu blanche» engage une femme d'origine indienne pour revitaliser son émission. Le choc des cultures et des générations promet de faire des étincelles... Pas vu.

«Give me Liberty», de Kirill Mikhanovsky

Il paraît que «Give Me Liberty», programmé au CityClub, à Pully, est «un film bordélique à l'électricité joyeuse» («L'Obs»). Voilà qui donne envie de découvrir ce récit de la journée déjantée d'un conducteur, Américain d'origine russe, de minibus pour handicapés. Pas vu.

Et si le coeur vous en dit, ne ratez pas l'inauguration du nouveau Centre de recherche et d'archivage de la Cinémathèque suisse, à Penthaz. Portes ouvertes les 7 et 8 septembre.
Infos: www.cinematheque.ch

(cma/mag)