Agenda

17 avril 2019 06:55; Act: 17.04.2019 06:55 Print

Toutes les sorties ciné du 17 avril, c'est ici!

par Marine Guillain - Entre une ado qui découvre les premiers émois amoureux, un quinqua qui joue les gigolos et plein d'autres films: découvrez les bandes-annonces de la semaine.

storybild

«Duelles», «La Malédiction de la dame blanche» et «Just a Gigolo». (Photo: DR )

Sur ce sujet
Une faute?

«After» de Jenny Gage

La saga à succès d'Anna Todd donne lieu à un premier film dans la lignée de «50 Nuances de Grey», tout aussi gentillet.

Découvrez la critique de ce film ici.


«La lutte des classes» de Michel Leclerc

Paul, un musicien punk aux convictions anarchistes, est en couple avec Sofia, une brillante avocate. Lorsqu'ils quittent les beaux quartiers pour aller vivre en banlieue, ils placent leurs deux enfants à l'école publique. Mais à la suite d'un accident, plusieurs parents inscrivent leurs rejetons dans un collège privé, sous prétexte d'une meilleure éducation...

La critique de ce film ici.

«Genèse» de Philippe Lesage

Dans un pensionnat pour garçons au Canada, l'arrogant Guillaume (Théodore Pellerin) fait le pitre pour faire rire ses camarades. Mais ses pensées et son cœur sont ailleurs... Dans un labo photo, Maxime propose à sa copine Charlotte (Noée Abita) d'avoir une relation libre. La suite? Philippe Lesage capture des tranches de vie, filme et sublime ces amours adolescentes. Si Abdellatif Kechiche («La vie d’Adèle») est un pro pour montrer la vie telle qu'elle est, sachez que le cinéaste québécois n'a rien à lui envier. Son regard empli de sincérité rend «Genèse» fascinant de bout en bout. L'image travaillée, le montage brusque et la bande-son ensorcellent tous les sens. À découvrir au cinéma Bellevaux (Lausanne). *****

L'interview de Noée Abita est à lire ici.

«Just a Gigolo» d'Olivier Baroux

Gigolo de profession, Alex est pris au dépourvu lorsqu'il est mis à la porte par celle qui l'entretenait depuis 25 ans. Il ne pense alors plus qu'à retrouver une femme riche, tout en aidant son neveu à charmer une fille de son école. Quel ennui! Il n'y a pas grand-chose à garder dans «Just a Gigolo», comédie navrante dans laquelle la seule réflexion que provoquent Kad Merad et sa coupe de cheveux atroce, c'est qu'il y a des baffes qui se perdent. *

«Duelles» de Olivier Masset-Depasse

Alice et Céline, deux femmes dans la quarantaine, habitent dans une maison jumelée. En plus d'être voisines, ces «Desperate Housewives» parfaites de façade sont meilleures amies. Elles ont toutes deux un mari et un fils du même âge, ce qui consolide leur complicité. Jusqu'au jour où un tragique accident bouleverse leurs vies... L'amitié s'effrite, les convictions deviennent soupçons. Alice est-elle paranoïaque en pensant que Céline a de mauvaises intentions? Le Belge ­Olivier Masset-Depasse signe avec «Duelles» un thriller psychologique secouant, aux éléments fort bien amenés. L'atmosphère sophistiquée des années 1960 fait le jeu du réalisateur, qui plonge les spectateurs dans un véritable jeu de piste, suffocant et horrifiant. ***

«Les oiseaux de passage» de Ciro Guerra & Cristina Gallego

Après un saut aux festivals de Cannes et de Locarno, «Les oiseaux de passage» débarque sur nos écrans. Ce western noir se déroule dans les années 1970, en Colombie: pour une histoire de dot, un jeune Indien wayuu se lance dans le trafic de drogue. Devenu florissant, ce commerce va conduire deux familles à se livrer une guerre de clans d’une violence inouïe. Une expérience choc et sanglante, sur fond d’histoire et de politique. ****

«Un ennemi qui te veut du bien» de Denis Rabaglia

Quand le professeur Enzo Stefanelli sauve la vie d'un jeune homme, ce dernier lui propose de tuer l’ennemi de son choix pour le remercier. Mais Enzo n’a pas d’ennemis... Enfin, c'est ce qu'il croit. Car le tueur de profession lui fait voir ses proches sous un nouvel œil. Entre humour satirique et thriller, le film de l'Italo-Suisse Denis Rabaglia (tourné dans les Pouilles et à Gstaad) fustige la laideur humaine. Original, avec des hauts et des bas. **

«Les éternels» de Jia Zhang-Ke

En compétition à Cannes l'an passé, «Les éternels» plonge dans une Chine contemporaine tourmentée. Lors de l'attaque d’une bande rivale, Qiao tire des coups de feu pour sauver son petit ami Bin et se retrouve en prison pour 5 ans. Jia Zhangke signe une fresque forte, mi-romance mi-polar. La mise en scène fait mouche et l'actrice principale, Zhao Tao (photo), est tout simplement sublime. ***

«Monsieur Link» de Chris Butler

Créature surprenante, intelligente et attachante, Monsieur Link est l'unique représentant de son espèce. Se sentant seul, il approche un explorateur avec l’espoir de retrouver ses parents éloignés. Un film d'animation signé Chris Butler. Pas vu.

«La Malédiction de la Dame blanche» de Michael Chaves

Par ce film d'épouvante, Michael Chaves nous emmène dans un Los Angeles des années 1970, où la Llorona hante les nuits avec ses pleurs glaçants. Dans ce monde effrayant, seul un prêtre désabusé semble capable de la combattre... Pas vu.

«Paris est une fête» de Sylvain George

Ce doc prend la forme d’un poème en 18 chapitres. Sylvain George décrit la Ville Lumière d'aujourd’hui, traversée par les attentats, l'état d'urgence, le silence, la joie. Pas vu.

(szu/swa)