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30 avril 2019 09:42; Act: 30.04.2019 16:44 Print

Toutes les sorties ciné du 1er mai, c'est ici!

par Marine Guillain - Cette semaine, le septième art part à la rencontre d'une Julianne Moore resplendissante et retrouve la fameuse bande d'amis des «Petits mouchoirs». Découvrez les bandes-annonces.

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«Gloria Bell», «Raoul Taburin a un secret» et «Nous finirons ensemble» (Photo: DR)

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«Nous finirons ensemble» de Guillaume Canet

C'est l'automne au Cap-Ferret. Marie (Marion Cotillard), Éric (Gilles Lellouche) et les autres débarquent chez Max (François Cluzet) pour son anniversaire. Une surprise qui ne ravit pas franchement l'intéressé... Feel-good teinté de drama, «Nous finirons ensemble» est un niveau en dessous des «Petits mouchoirs». On passe cependant un chouette moment avec cette bande de potes, avec l'impression de vraiment partager leurs joies et leurs peines.

Découvrez la critique de ce film et l'interview de Guillaume Canet ici.

«Gloria Bell» de Sebastian Lelio

«Gloria Bell», c'est le remake à la sauce américaine de «Gloria», que Sebastian Lelio avait réalisé en 2013. De tous les plans, la lumineuse Julianne Moore remplace la Chilienne Paulina Garcia en quinqua farouche qui arpente les boîtes de nuit, en quête de rencontres de passage.

Découvrez la critique de ce film ici.

«Cœurs ennemis» de James Kent

Après la guerre, Rachel rejoint son mari Lewis à Hambourg. Ce qu'elle ignore avant d'emménager dans leur nouvelle demeure, c'est qu'ils vont cohabiter avec l'ennemi: un Allemand veuf et sa fille. Au fil des jours, la colère et le mépris de Rachel se transformeront en un désir passionnel. «Cœurs ennemis» a beau disposer de quelques atouts, telle sa photographie, il ne parvient pas à dépasser le stade du film calibré bien trop classique. Dans cette romance qui unit Keira Knightley et Jason Clarke, le fait que l'action se situe après et non pendant la guerre, contexte tellement prisé au cinéma, est en revanche une bonne idée. **

«Raoul Taburin a un secret» de Pierre Godeau

Tout le monde se connaît dans le charmant village de Saint-Céron (Drôme provençale). Ici, on porte des bifailles (lunettes), on mange du frognard (jambon) et on se déplace à taburin (vélo). Raoul Taburin, justement, répare les bicyclettes en un tour de main. Mais l'homme à la salopette bleue porte un lourd secret: il n'a jamais su faire de vélo... Adapté de la BD de Sempé «Le Petit Nicolas», «Raoul Taburin» se révèle une excellente surprise. Menée par un trio impeccable (Benoît Poelvoorde, Édouard Baer et Suzanne Clément), cette fable amuse et émerveille grâce à ses dialogues malins, sa tendre candeur et sa fantaisie. ***


«Los silencios» de Beatriz Seigner

Victimes du conflit entre les FARC et les paramilitaires, Amparo et ses deux enfants se réfugient en Amazonie. Nuria observe en silence le combat de sa mère, qui tente d'être indemnisée pour la disparition de son mari. Réaliste et fantastique, naturel et surnaturel, «Los silencios» met la lumière sur ces victimes – mortes ou vivantes – d'une guerre sans fin. Il y a de la sensibilité, de la douceur, et même un air de «Sixième sens»... ***


«Santiago, Italia» de Nanni Moretti

Le 11 septembre 1973, le général Pinochet organise un coup d’État. Le président du Chili, Salvador Allende, périt. Détention et torture s'ensuivent pour les sympathisants de gauche. Beaucoup trouveront refuge en Italie. La solidarité de son pays: voilà ce qu’a voulu montrer Nanni Moretti par ce documentaire. Il tarde pourtant à arriver à son sujet mais ce n'est pas plus mal, tant ce qui précède interpelle, même en connaissant déjà l’histoire. ***

«J'veux du soleil» de François Ruffin

Après «Merci patron!», où François Ruffin traitait le personnage du PDG de LVMH, le militant taquin reste cette fois du côté du peuple, des «Gilets jaunes», pour pointer du doigt leur précarité. Narquois, brûlant et touchant, mais démago et sans contrepoids. **

«Game Girls» d'Alina Skrzeszewska

Ce documentaire suit Teri et Tiahna, deux femmes noires amoureuses dans le monde chaotique de Skid Row, quartier de Los Angeles connu pour être la «capitale des sans-abris des États-Unis.» Fugitives d'un désastre économique, politique et social, leur amour est le seul refuge face à la violence d'une Amérique à la dérive... Pas vu.

Hommage à Bruno Ganz
Du 1er mai au 30 juin, la Cinémathèque suisse de Lausanne rendra hommage à l'acteur suisse Bruno Ganz, en proposant une sélection de films qui rendent compte de sa carrière internationale, mais aussi du lien très fort qu'il gardait avec son Helvétie natale. Dès le 15 mai, Les cinémas du Grütli à Genève mettront également en lumière la trajectoire exceptionnelle de celui qui nous a quitté le 16 février 2019.

Et encore...

Rendez-vous multiculturel et bilingue du cinéma suisse, le Festival du Film d'Avenches vivra sa troisième édition du 2 au 5 mai. Entre rétrospective, hommages, compétition nationale, films hors compétition et courts métrages, ce sont plus de 20 films qui seront projetés durant quatre jours entre le Caveau Communal et le Théâtre du Château de la cité broyarde. Ouverture des festivités jeudi, où une soirée en hommage à Yves Yersin, décédé en 2018, sera célébrée avec la diffusion des «Petites fugues», long-métrage qui fête ses quarante ans cette année.


(szu)