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16 octobre 2019 06:16; Act: 16.10.2019 06:16 Print

Toutes les sorties cinéma du 16 octobre sont ici

par Catherine Magnin - Les bons films se bousculent sur grand écran, cette semaine encore. Tous ne vont pas sortir indemnes de cet embouteillage.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Shaun le mouton Le film: La ferme contre-attaque», Will Becher et Richard Phelan:
Retrouvez notre critique ici

«Queens», de Lorena Scafaria:
Retrouvez notre critique ici

«Maléfique: Le pouvoir du mal», de Joachim Ronning:

Cinq ans après sa première apparition, la plus adorable des méchantes sorcières est de retour. Cinq ans, c'est bien assez pour que le bon côté de Maléfique (Angelina Jolie) soit oublié par le peuple des humains. Les fiançailles de sa protégée, la princesse Aurore (Elle Fanning), ne vont pas arranger les choses. Les présentations entre futurs beaux-­parents tournent au vinaigre. Au lieu de la paix souhaitée, c'est la guerre qui se profile à l’horizon. Et qui va épauler Maléfique dans sa défense du peuple des fées et des lutins? Une horde de sorciers et sorcières de la même trempe qu'elle! Voilà qui nous vaut une belle démesure dans le grand spectacle. Et ma foi, au final, le conte est plutôt bon. ***

«Papicha», de Mounia Meddour:

Alger, années 1990. ­Nedjma (Lyna Khoudri), 18ans, est jeune, drôle, libérée. Une vraie «papicha», comme on qualifie en algérois les filles de sa génération. Contrairement à ses amis qui rêvent de quitter le pays, Nedjma s'y sent bien. Elle sort, fait la fête, rêve de devenir styliste. Ses copines s'arrachent d’ailleurs ses créations. Ce qu'elle se met à arracher, elle, ce sont les affiches appelant au port du hijab qui pullulent sur les murs de son quartier. Véritable hymne à l'émancipation féminine face à la montée de l'intégrisme, «Papicha» vante une résistance apparemment dérisoire: un bout de tissu, ce n'est pas pare-balle. Mais le symbole est d'autant plus formidable qu'il s’inspire d'une histoire vraie. ****

«Fahim», de Pierre-François Martin-Laval:

Fahim n'a que 8 ans quand, de son Bangladesh natal, il débarque avec son père en France. Ses chances d'obtenir un titre de séjour reposent sur son talent de joueur d'échecs. Obligation d'excellence. Au pays des droits de l'homme, finir No 1 au championnat national junior vaut bien une régularisation, non? Mais pour une telle success-story — véridique — combien de Nos 2, 3, 120 ou 800 sont-ils restés, eux, sur le carreau? **

«La vérité si je mens! Les débuts», de Michel Munz et Gérard Bitton:

Voici les versions jeunes de Patrick, Dov, Yvan et Serge (Anton Csaszar, Mickael Lumière, Jeremy Lewin et Yohan Manca), les héros de «La vérité si je mens!» 1, 2 et 3. Les coscénaristes de la trilogie succèdent à Thomas Gilou derrière la caméra. Étaient-ils seuls à croire en ce préquel? La vérité, ils ne convainquent pas. Du tout. *

«On va tout péter», de Lech Kowalski:

Pour lutter, comme les quelque 157 employés de l'équipementier automobile de la Creuse GM&S en 2017, contre la fermeture d'une usine, il faut une sacrée énergie. Une énergie forcenée, fragile, saccadée, qui prend aux tripes comme celle qui pulse lors d'un concert de rock mâtiné de blues. C'est en tout cas ce que Lech Kowalski a voulu restituer dans son doc sur le sujet. ***

«Les fleurs amères», de Olivier Meys:

Comme bien d'autres Chinoises, Lina espère gagner en France, facilement et clandestinement, de quoi se construire un avenir tout rose. La réalité, entre exploitation et prostitution, rime avec désenchantement cinglant. Le réalisateur Olivier Meys tire un constat, amer comme les fleurs du titre du film, qui dépasse la particularité de l'immigration chinoise. ***

Mais encore:

«Rêves de jeunesse», de Alain Raoust:

Présenté dans la section ACID du Festival de Cannes 2019, «Rêves de jeunesse» place une crise d'adolescence dans le décor d'une déchetterie. Un symbole à la fois concret et poétique, selon le réalisateur. À découvrir au cinéma Bellevaux, à Lausanne. Pas vu.

«Peter Handke», de Corinna Belz:

Le Zinéma, à Lausanne, programme cette semaine un documentaire que Corinna Belz a consacré à l'écrivain Peter Handke. Ça tombe bien, puisque l'Autrichien vient de se voir attribuer le Prix Nobel de littérature. Si vous ne connaissez rien à son oeuvre immense (romans, pièces de théâtre, scénarios, essais, journaux, récits de voyage...), il s'agit d’une bonne entrée en matière. Pas vu.

«Hero (Geroy)», de Karen Oganisyan:
Vous aimez l'action et l'espionnage à la sauce russe? Testez donc «Hero». Nous, on ne l'a pas vu...

LUFF, festival ouf
120 longs et courts métrages, 35 performances musicales, séance de dédicaces, une radio pirate et j'en passe: le programme de la 18e édition du Lausanne Underground Film & Music Festival s'annonce piquant. Ça commence ce 16 octobre avec la projection de «Greener Grass», satire acidulée du rêve américain, et ça se poursuit jusqu'au dimanche 20 octobre et l'imprévisible «Dead Dicks». Infos et programme: luff.ch