Festival de Cannes

20 mai 2019 22:14; Act: 20.05.2019 22:14 Print

La belle promesse révélée par «Une vie cachée»

par Laurent Vidal - Le talent de Valerie Pachner éclate dans le film de Terrence Malick, en compétition pour la Palme d’or.

Sur ce sujet
Une faute?

À 31 ans, l’actrice autrichienne, qui se profile pour le Prix d’interprétation féminine, découvre Cannes pour la première fois. Elle s’y montre plus épanouie que son personnage.

Qui est la femme que vous ­incarnez?
Une fermière courageuse, profondément catholique, qui soutient son mari coûte que coûte quand il décide de ne pas jurer fidélité à Hitler. En Autriche, pendant la Seconde Guerre mondiale, c’était passible de la peine capitale. Elle se sacrifie à sa manière par amour pour son mari.

C’est une histoire vraie?
Oui, j’ai même rencontré les filles de mon personnage, des nonagénaires qui ont été bouleversées par le film. Elles vivent avec ce passé douloureux depuis toujours et étaient soulagées de voir leur père honoré ainsi. Elles ne pensaient pas qu’on se souviendrait un jour de lui.

Comment Terrence Malick vous a-t-il dirigés, vous et votre partenaire August Diehl?
Terry, comme on l’appelle, nous a donné un scénario puis, au bout de quelques jours, nous a demandé de l’oublier. Il laisse une grande liberté à ses acteurs mais parle beaucoup avec nous en amont.

Est-il difficile à vivre?
C’est l’un des hommes les plus gentils que j’aie jamais rencontrés. Il peut même être très drôle, ce qui n’apparaît pas dans ses films. La seule chose avec laquelle il peut se montrer impatient est la météo quand on tourne en extérieur.

Que vous a apporté cett­e ­expérience?
Il est encore trop tôt pour le savoir. Pour l’instant, je profite du bonheur d’être à Cannes. La séance de gala avec Terry était l’un des moments les plus beaux de ma vie.