Festival

12 septembre 2018 07:04; Act: 12.09.2018 07:04 Print

Le Festival du film français d'Helvétie fait son nid

par Catherine Magnin - Jusqu’au dimanche 16 septembre, la 14e édition du Festival du film français d'Helvétie (FFFH) déborde de premières et d’invités.

Une faute?

«On ne passe plus inaperçus», remarque Christian Kellen­berger, cofondateur et directeur du FFFH. Son bébé, qui a pour spécificité de présenter chaque année une pléthore de films français en avant-premières, est devenu assez important pour être remarqué par d’autres festivals. Notamment celui de Zurich (qui débutera le 27), en quête lui aussi de films qui n’ont pas été projetés ailleurs auparavant. Et dans l'ailleurs, il y a donc, désormais, le FFFH.

Cela n'empêche pas l'édition 2018 de compter, parmi la soixantaine de titres à son programme, une bonne moitié de «Grandes Premières». Un terme en quelque sorte inventé par le FFFH, et qui englobe non seulement les longs métrages inédits outre-Sarine, mais aussi ceux qui ne sont pas encore sortis en Suisse romande, comme «En liberté!», de Pierre Salvadori (le coup de coeur de Christian Kellenberger), «Les Estivants», de Valeria Bruni Tedeschi, ou encore «Raoul Taburin» (avec Edouard Baer) qui n'arriveront sur les écrans qu'au printemps 2019. Voilà bien ce qui attire les Romands au bord du lac de Bienne.

La Suisse bien présente

Dans cette liste de films, la production cinématographique suisse figure en bonne position. C'est que, remarque Christian Kellenberger, «rares sont les fictions qui arrivent à trouver assez d'argent pour leur financement dans notre pays». Les coproductions sont monnaie courante, à l'exemple du «Vent tourne», de Bettina Oberli. La situation est la même dans la production de l'Hexagone, aboutissant en films pas nécessairement dans la langue de Molière. D'où la présence de «Dogman», de Matteo Garrone, tourné en italien.

Autre point fort, cette année encore, du FFFH, la présence d'une belle brochette de stars. Voyez vous-mêmes: Adèle Haenel, Agnès Jaoui, Pierre Deladonchamps, Elodie Bouchez, Stéphane Brizé... Surtout, ces vedettes, libres de toute obligation contractuelle de promotion, viennent dans la ville bilingue par envie de défendre leur film, de dialoguer avec le public. Et simplement pour savourer l'atmosphère bon enfant qui règne dans la cité horlogère.

Une bande-annonce surprenante

D'ailleurs, ils sont nombreux à avoir participé aux bandes-annonces des précédentes éditions du festival, et donc à se retrouver dans le mashup (voir plus haut) qui illustre l'édition 2018. Une compilation qu'on attendait plutôt pour l'édition anniversaire de 2019. Mais, explique Christian Kellenberger, suite à un problème de calendrier, le projet initial a été abandonné. «On se voyait mal demander à l'arrache à un artiste de participer à un projet conçu avec un autre. Et puis on a eu une proposition très intéressante pour le 15e anniversaire»...