«Mauvaises herbes»

27 novembre 2018 17:53; Act: 27.11.2018 17:53 Print

Educateurs de tout poil, prenez-en de la graine!

par Catherine Magnin - Trois ans après «Nous trois ou rien», Kheiron persiste et signe avec «Mauvaises herbes».

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Quelle équipe! A eux deux, Monique (Catherine Deneuve) et Waël (Kheiron) détroussent des quidams dans les parkings de supermarché. La tuile: une des victimes, Victor (André Dussollier), se révèle être une connaissance de Monique. Plutôt que de dénoncer les voleurs, Victor leur propose de se racheter en officiant au pied levé comme secrétaire pour l'une et éduc pour l'autre. Waël se retrouve à tenter de motiver une bande d'ados en rupture, tandis que Monique s'acharne à décourager des candidats potentiels, histoire de privilégier Waël...

S'il actionne moins ouvertement le levier de l'autobiographie que dans «Nous trois ou rien», Kheiron pioche allègrement dans son expérience d'éducateur pour construire son deuxième film. D'ailleurs, sans surprise, son personnage fait preuve d'une efficacité qui ressemble à une leçon.

«Mauvaises herbes» fleure bon le feel-good-movie tout public, pour les vétérans (Catherine Deneuve, 75 ans, André Dussollier, 72), les seniors (Kheiron, 36 ans), les juniors (sur les bancs d'école) et même les poussins, au gré de flash-back sur l'enfance difficile de Waël l'immigré. Pétri d'humour et de bonnes intentions, mais assez à court de véritables surprises, il respire un optimisme parfois un peu naïf. La générosité de Kheiron (auteur, réalisateur et interprète) ne suffit pas à gommer ses maladresses.