Soirée afrobeat

10 mars 2011 16:33; Act: 10.03.2011 17:00 Print

Deuxième test pour Professor Wouassa

par Mathieu Coutaz - Après une sortie de disque réussie, le groupe lausannois s’apprête à côtoyer le digne héritier de Fela Kuti, apôtre de l’afrobeat. Interview avec Gilles Dupuis, son leader.

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En 1re partie de Seun Kuti sur la scène du Chapiteau, Gilles Dupuis (devant au centre) et son groupe auront pour tâche de convaincre des connaisseurs. (Photo: dr)

Une faute?

Avec un premier CD si remarqué, est-ce la fin des petits concerts romands?
Au contraire. On a récemment décroché plusieurs dates, toutes en Suisse romande. Pour les concerts à l’étranger, on verra si le public nous suit.

Sur votre disque, le son est très propre. L’afrobeat «Swiss made» est-il plus clean que l’original?
Contrairement à Fela, qui enregistrait sur scène avec, parfois, du matériel rudimentaire, nous avons opté pour le studio. On a tout de même cherché à retrouver un son roots.

Comment avez-vous réussi à convaincre les hôtes de renom qui figurent sur l’album?
Ça s’est passé assez naturellement. Nous avons contacté des artistes avec qui nous voulions travailler sans imaginer recevoir de réponses aussi favorables. L’afrobeat est une grande famille. Les groupes se soutiennent mutuellement.

N’avez-vous jamais craint de perdre votre ligne en vous frottant à ces pointures?
Il est clair qu’on a dû faire le deuil de nos idées de départ. Mais chaque invité a joué le jeu en donnant toutefois sa touche personnelle. Tout en gardant la main, nous leur avons fait confiance et nous avons eu raison. A entendre le résultat final, nous ne regrettons rien.

Qu’attendez-vous de votre première partie de Seun Kuti à Cully?
On se réjouit beaucoup. En jouant avant Seun Kuti, on touche presque son père, Fela. Le maître de l’afrobeat. On espère que son groupe viendra nous écouter. Et c’est sûr qu’on rêve d’une jam ensemble.