Lausanne

23 février 2010 22:44; Act: 23.02.2010 20:36 Print

«Je suis de la génération britpop»

par Laurent Flückiger - Nouvelle venue sur la scène rock, la Française Pamela Hute est à découvrir en live ce week-end.

Une faute?

Son 1er album, «Turtle Tales from Overseas» (distr. Disques Office), se veut une suite d’anecdotes. Un hommage à Air ici («Pink Safari»), un aux Beatles là («Parachute»). Pamela Hute se réclame de la pop et le lui rend bien. Pas étonnant que son groupe soit l’une des premières signatures de Guess What, la nouvelle branche rock de Tôt ou Tard, le célèbre label de chanson française.

20minutes online. Pamela Hute, c’est vous seule ou un trio?

Pamela Hute. C’est moi, c’est mon nom, c’est le groupe aussi. Cela fait cinq ans que ça existe. Seul changement: la perte du bassiste. Désormais, à trois, chacun a un rôle très important et les synthés, qui étaient en retrait, sont plus en évidence. On ne cherche pas à révolutionner le rock, mais on réfléchit à sa forme. Il en ressort quelque chose de très brut, sans machines ni séquenceurs.

La signature chez Guess What, c’est une vraie reconnaissance?

Oui, c’est arrivé alors qu’on était à la fin d’un cycle. C’est un label qui marche au coup de cœur et c’est rare. Avec Shaka Ponk, on est le premier groupe qui a signé.

A l’écoute de votre album, on pense à la britpop. Assumé?

Tout à fait. Je me sens de la génération britpop, d’Elastica, de Blur, mais aussi des Breeders et même de Nirvana. Ado, c’est ce que j’écoutais. Ce que j’aime dans cette période, c’est ce côté mélodique et en même temps cette énergie maladive.

On place aussi Pamela Hute dans la génération MySpace...

Ça a été l’explosion sur Paris il y a deux ans, mais je suis un peu sauvage. Par contre, on a fait la connaissance des Genevois de Stevans via MySpace. On les a invités pour un concert à Paris en 2006, ils nous ont rendu la pareille au Chat Noir en 2007 et on se retrouvera à Vernier sur Rock le 8 mai.