THEATRE

14 février 2011 07:59; Act: 14.02.2011 08:12 Print

Dans la tête de Frankenstein

par Julien Delafontaine - Avant d’être donnée à Paris, la nouvelle version du huis clos «Mlle Frankenstein» est présentée en primeur au T/50 de Genève jusqu'au 25 février 2011.

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Aline Gampert et Frédéric Landenberg reprennent leurs rôles de Lady Shelley et Lazzaro. (Photo: L. von Siebenthal)

Une faute?

Lors d’un séjour à Cologny, par une nuit d’orage, en juin 1816, l’Anglaise Mary Shelley, alors âgée de 19 ans, imagine «Frankenstein». Quelques années plus tard, la jeune romancière est séquestrée par un certain Lazzaro. Celui-ci veut savoir comment une jeune femme a pu inventer une histoire aussi terrifiante. Il n’est pas au bout de ses surprises.

En 2008, «Mademoiselle Frankenstein», une création originale de l’auteur belge Thierry Debroux, avait connu un gros succès au Théâtre du Crève-Cœur, dans une mise en scène de Michel Wright. L’occasion de présenter ce huis clos au Théâtre du Lucernaire de Paris-Montparnasse a con­vaincu les comédiens Frédéric Landenberg et Aline Gampert d’endosser à nouveau leurs ­rôles de Lazzaro Spalanzani et Lady Shelley.

Une simple reprise? Pas tout à fait. Pour répondre aux exigences parisiennes, le spectacle a été légèrement raccourci, sa scénographie épurée et les qualités poétiques du texte mises en valeur. Quant à sa mise en scène, elle a été actualisée par Georges Guerreiro, un Genevois qui a déjà eu l’occasion de diriger le duo Landenberg et Gampert dans de multiples spectacles.