Formule 1

13 avril 2019 16:05; Act: 14.04.2019 09:24 Print

Max Verstappen se rate et insulte ses rivaux

Le jeune pilote néerlandais de l’écurie Red Bull (21 ans) espérait améliorer son temps lors des qualifications du GP de Chine, samedi. Il a été surpris par Vettel et les pilotes Renault, sur lesquels il a déversé sa colère.

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Il ne restait plus qu’une dizaine de secondes à Max Verstappen et au petit groupe de pilotes à proximité pour franchir la ligne d’arrivée du circuit de Shanghai, dans la troisième et dernière phase des qualifications du GP de Chine. Dans le dernier secteur du tracé, il fallait soit accélérer pour atteindre la démarcation avant la fin du chronomètre, soit se voir refuser le départ pour une dernière tentative d’améliorer son temps et ainsi peut-être sa place sur la grille de course, dimanche.

Dans son tour de lancement, Verstappen s’apprêtait à foncer, lorsqu’il a soudain été dépassé par Sebastian Vettel dans sa Ferrari et par les pilotes des deux Renault, Daniel Ricciardo et Nico Hulkenberg, ce qui a eu pour conséquence de couper la ligne du Batave. «Mec, tu dois y aller maintenant», a tenté de réagir son ingénier par radio. «Ah p…, mec! J’ai fini, c’est juste?», s’est énervé le Néerlandais. «On en a terminé, oui», lui a répondu son interlocuteur.

«Ce sont des connards, honnêtement»

Cette situation a enragé le pilote Red Bull, qui a laissé échapper quelques jurons à l’encontre des trois hommes qui lui avaient barré la route. «Ce sont des connards, honnêtement. Tout le monde s’aligne pour y aller et eux ils niquent tout. T’essaies juste d’être gentil et tout le monde fout tout en l’air!»

Plus tard, au micro de Ziggo Sport, Max Verstappen en a remis une couche. «Nous étions juste tranquillement les uns derrière les autres, mais à un moment Vettel m'a dépassé et les deux Renault également, donc ils ont niqué toute ma préparation de tour, alors qu'il y a une règle tacite selon laquelle vous devez juste vous suivre les uns les autres. Mais quoi qu'il en soit, à partir de maintenant en qualifications, je vais leur bousiller leurs qualifs aussi.»

Interrogé à son tour, Vettel s’est défendu en assurant qu’il n’avait pas d’autre choix que de doubler les voitures le devançant. «Nous étions tous au même endroit et, si vous êtes à la fin du train comme moi, c'est assez difficile, s’est justifié l’Allemand. Quand l'équipe m'a dit que nous n'avions que dix secondes pour franchir la ligne à temps pour faire une autre tentative, j'ai dû faire quelque chose. Je ne sais pas si les autres n'ont pas été prévenus. Si tout le monde avait accéléré comme je l'ai fait, nous aurions tous réussi, mais évidemment, à ce moment-là, ma priorité était de pouvoir faire ce tour. C'était comme si les autres n'étaient pas au courant.»

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