24 heures du Mans

12 juin 2011 15:25; Act: 12.06.2011 17:12 Print

Première victoire suisse !

Marcel Fässler est devenu le premier Suisse à remporter les 24 Heures du Mans. Le Schwytzois de 35 ans a devancé la Peugeot no 9 de moins de quinze secondes au terme d'un sprint haletant.

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Le coureur automobile schwytzois Marcel Fässler.

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Marcel Fässler est devenu le premier Suisse à remporter les 24 Heures du Mans. Le Schwytzois de 35 ans était aligné sur l'Audi no 2, aux côtés de l'Allemand André Lotterer et du Français Benoît Tréluyer.

Le trio a devancé la Peugeot no 9 de Simon Pagenaud (Fr), Sébastien Bourdais (Fr) et Pedro Lamy (Por) de moins de quinze secondes au terme d'un sprint haletant. Il s'agit d'un des écarts les plus faibles de l'histoire de l'épreuve sarthoise. Le Seelandais Neel Jani et sa Lola ont pour leur part terminé à une belle 6e place, tandis que la voiture hybride fribourgeoise du Hope Racing a abandonné après 240 tours et seize heures d'effort.

Deuxième sur le même circuit l'année dernière, Marcel Fässler est désormais un habitué du tourniquet sarthois. Il a disputé ses premières «24 heures» en 2006, mais n'a réussi à boucler son premier double tour d'horloge qu'il y a douze mois. Ses quatre premières tentatives s'étaient en effet soldées par autant d'abandons. «Je n'ai pas de mots. C'est un sentiment extraordinaire ! Durant les six dernières heures, le temps a suspendu son vol», a-t-il lâché peu après l'arrivée.

Après Sauber

Le Schwytzois a passé la majeure partie de sa carrière dans le Championnat allemand des voitures de tourisme (DTM/de 2000 à 2005), au sein duquel il a remporté trois épreuves. Il s'est ensuite «recyclé» en Endurance. Un choix de carrière désormais couronné de succès, sur une des épreuves les plus fameuses du calendrier automobile aux côtés des 500 milles d'Indianapolis et du Grand Prix de F1 de Monaco.

S'il est devenu le premier Helvète à s'imposer lors de l'épreuve française, Fässler a tout de même rejoint au palmarès une... équipe suisse. En 1989 en effet, la formation Sauber-Mercedes - d'un certain Peter Sauber - avait triomphé avec à son volant les Allemands Jochen Mass et Manuel Reuter, ainsi que le Suédois Stanley Dickens.

Pour Audi, le triomphe est d'autant plus beau que deux de ses trois bolides avaient été éliminés samedi à la suite de violents accidents. C'est d'ailleurs un petit miracle si personne n'a été blessé lors des «crashs» d'Allan McNish et de Mike Rockenfeller. L'Ecossais, vainqueur en 1998 sur Porsche et en 2008 sur Audi, était en deuxième position lorsqu'il a accroché la Ferrari no 58 du Français Anthony Beltoise, en voulant la dépasser.

Accidents à la pelle

L'Audi no 3 est alors partie dans les graviers et a heurté un mur de pneus avant de se retourner. McNish est sorti sans aide de sa voiture déchiquetée. La Ferrari est rentrée aux stands dans un piètre état, son pilote sain et sauf et la course a été neutralisée pendant une heure.

Le deuxième accident a eu lieu après huit heures de course. Il a provoqué l'abandon de l'Audi no 1 pilotée à ce moment-là par l'Allemand Rockenfeller, vainqueur l'an dernier. Le pilote n'a pas été grièvement blessé, mais a été placé en observation à l'hôpital. La voiture de sécurité est une nouvelle fois intervenue.

Malgré toutes ces péripéties, le constructeur allemand a glané un dixième succès devant les quelque 245'000 spectateurs du Mans. Ils ont tous été fêtés au cours des douze dernières années. Seule Porsche a fait mieux jusqu'ici, avec seize triomphes au compteur.

(ats)