Volleyball

07 décembre 2018 15:55; Act: 07.12.2018 15:59 Print

«45 heures chrono» ou «Les yeux dans le LUC»

par Robin Carrel, de Trento à Lausanne - Après sa défaite en Italie, le Lausanne UC doit sprinter pour enchaîner dès samedi contre Näfels. Retour, aussi, sur trois jours au paradis du volley.

Sur ce sujet
Une faute?

Jeudi, 21h55. La première balle de match convertie par les Italiens de Trentino a été la bonne. Trois sets à zéro pour les Champions du monde des clubs, élimination du LUC en 16es de finale de la Coupe CEV et ce n'est peut-être pas là, dans le BLM Group Arena, que les hommes de Max Giaccardi ont laissé le plus d'influx. Dans la foulée, c'est retour en bus à l'hôtel, entrée, plat, dessert, les dents et au lit. Il est près de minuit quand les premières portes de chambres claquent.

Le temps est compté, car samedi à 17h30, les Vaudois accueillent déjà Näfels à Dorigny, pour un match qui doit leur permettre de reprendre leur marche en avant en championnat. Une Ligue nationale A où les tenants du titre sont un peu à la peine dans ce début de saison. Après huit journées, les Universitaires ont, en effet, neuf longueurs de retard sur Amriswil. Là aussi, le chrono tourne.

«Nutrition et sommeil»

Les trains entre l'Italie et la Suisse ont beau être à grande vitesse, le trajet du Trentin Haute-Adige aux bords du Léman prend à peu près huit heures. Mais ils ne partent pas toujours à l'heure prévue De quoi mettre à mal les organismes d'une formation dont l'encadrement n'a rien à voir avec les écuries de pointe des sports professionnels en Suisse. Du coup, engager un nutritionniste est loin d'être une priorité quand chaque franc compte pour pouvoir aligner une équipe capable de jouer le titre chaque saison.

Le physio Jérémy Kohler peut remettre les corps à peu près en place, mais comme il le dit si bien, «les 90% de la récupération, c'est la nutrition et le sommeil.» Dans ces deux domaines, les joueurs du LUC sont responsabilisés. A eux de faire attention à ce qu'ils mangent, à leur heure du coucher Comme ce groupe est soudé, les plus anciens et les plus expérimentés peuvent glisser quelques conseils et seront entendus, ce qui n'est pas toujours évident de nos jours.

Moins glamour

Ainsi, jeudi soir, pas de sorties intempestives ou d'ultime verre en ville pour fêter la défaite honorable contre le redoutable adversaire transalpin. Le bus part le lendemain à 7h45 et l'arrivée à Lausanne s'est finalement faite à 16 heures et des poussières, avec le retard habituel des liaisons italo-suisses... Samedi matin, ce sera réveil musculaire en matinée et plongée dans la partie contre les Glaronais dans la foulée. Ce sera moins glamour que contre la meilleure équipe de la planète, ils ne seront ni 2500 comme dans le Trentin ou comme les (on l'espère) quelque 8000 de la Pontaise lors du derby lémanique contre Servette au foot, mais le match contre Näfels sera au moins aussi important.

Ainsi va le quotidien d'une équipe dont le niveau et l'engagement sont dignes de professionnels, mais pour qui les salaires sont loin d'être suffisants pour «tourner». Ce jeudi, le Lausanne UC a certes reçu sa plus belle rétribution en allant défier quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, mais ça n'arrivera pas tous les ans. Pour certains, c'était même la seule fois de leur carrière et ça, ça n'a pas de prix.

Résultats/Classements

(nxp)