Valuev-Holyfield à Zurich

18 décembre 2008 10:32; Act: 18.12.2008 15:34 Print

«Ce combat? Un désastre pour la boxe»

par Catherine Muller - Le combat qui opposera le géant russe Nikolay Valuev, champion WBA des lourds, au vétéran américain Evander Holyfield samedi, est une catastrophe pour la boxe, a regretté l'agent des frères Klitschko qui espèrent défier Valuev en 2009. Un avis que ne partage pas du tout l'ancien boxeur suisse Mauro Martelli.

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«Pour notre sport, ce combat est un désastre (...) Les adversaires de Valuev sont de plus en plus faibles, ce combat n'est qu'une farce», a regretté Bernd Bönte. «Quand on voit les adversaires que choisit Valuev, on comprend qu'il n'est pas disposé à affronter Vladimir», a souligné l'agent du champion IBF/WBO des lourds qui a battu samedi l'Américain Hasim Rahman.

«Se montrer très offensif»

Quintuple champion d’Europe à la fin des années 80, le Vaudois Mauro Martelli ne partage pas du tout l’avis de l’agent des frères Klitschko. «Valuev, c’est quand même un monument, et son palmarès parle pour lui. Quand à Holyfield, ce n’est pas n’importe qui, même s’il est en manque de compétition. Si l’Américain veut s’imposer, il devra se montrer très offensif. Sa seule chance, selon moi, c’est de parvenir à mettre k.-o. Valuev avant le 6e round. Après, ça va venir extrêmement difficile», analyse Martelli.

«Un événement rarissime»

Le Vaudois, qui a disputé deux Championnats du monde, à Lausanne en 1988 et à Genève en 1989. estime que «c’est un honneur pour la Suisse de recevoir un tel combat». «C’est un événement rarissime, d’ailleurs le public ne s’y est pas trompé en se ruant sur les billets. Il viendra assister avant tout à un spectacle».

«La boxe fait partie de ma vie»

A 43 ans, le Vaudois, qui garde une passion intacte pour la boxe, avoue encore croiser les gants régulièrement. «La boxe fait partie de ma vie. J’ai commencé par le full-contact à l’âge de 15 ans avant de me mettre à la boxe anglaise. L’avantage de ce sport, c’est qu’il est accessible à toutes les classes sociales, et qu’il permet de se défouler. Pour moi, parler de noble art n’est en rien usurpé.»