Rugby

22 octobre 2019 17:47; Act: 22.10.2019 17:47 Print

«Quelqu'un filmait de l'immeuble d'en face»

A une semaine des demi-finales de la Coupe du monde de rugby, ce week-end, l'Angleterre estime avoir été observée par un intrus.

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Le sélectionneur de l'Angleterre Eddie Jones a révélé mardi que l'entraînement de son équipe avait été filmé à distance par un inconnu et a assimilé les journalistes néo-zélandais à des «fans avec un clavier», à quatre jours de la demi-finale de Coupe du monde contre les All Blacks.

«Clairement, quelqu'un filmait de l'immeuble d'en face mais il pouvait très bien s'agir d'un supporter japonais» a déclaré Jones à la presse à Tokyo, alors que seuls les journalistes accrédités peuvent assister aux entraînements pendant la compétition et que l'espace qui leur est ouverte est strictement réglementée.

Mais l'Australien a minimisé ce fait, dans un sport où les nations tentent de garder au chaud leurs combinaisons (touche, attaques) secrètes: «Je m'en fiche, ça ne change pas grand-chose».

«Vous pouvez regarder n'importe quelle équipe sur YouTube. Il n'y a absolument aucun intérêt à faire ce genre de chose» a développé Jones.

«Des supporters avec des claviers»

Il a également fait son habituel show, en prenant comme preuve que l'Angleterre n'avait aucune pression samedi le fait qu'aucun journaliste n'ait levé la main quand il a demandé qui voyait son équipe l'emporter à Yokohama face aux Néo-Zélandais.

Au contraire des doubles champions du monde en titre, invaincus dans la compétition depuis 2007 (défaite en quarts de finale contre la France) et qui seront soutenus par «120 millions de Japonais dont la seconde équipe est les All Blacks».

«Ils doivent se demander comment ils vont gagner leur troisième Coupe du monde (de suite), ça met une certaine pression» a poursuivi Jones, passé maître dans l'art des «mind games», les luttes d'influence pour mettre la pression sur l'adversaire (ou un arbitre) avant une rencontre.

Il a, justement, été demandé à l'Australien s'il tenait ces propos dans le but qu'ils soient lus par les All Blacks. Réponse: «Quelqu'un devra leur demander, parce que les médias néo-zélandais ne le feront pas. Ce sont des supporters avec un clavier.»

A l'inverse des journalistes anglais, selon lui: «Il y a une semaine j'allais me faire virer» en cas d'élimination face à l'Australie.

Hansen également habile pour faire baisser la pression

Le sélectionneur des All Blacks Steve Hansen, qui prédit un «affrontement musclé» en demi-finales contre l'Angleterre, a toutefois insisté mardi à Tokyo sur le fait que le XV de la Rose n'était pas le plus grand rival de la Nouvelle-Zélande.

Les Blacks, en quête d'un troisième titre d'affilée - le quatrième au total, ont remporté leurs six derniers matches contre l'Angleterre depuis 2013 et 15 de leurs 16 derniers.

En novembre dernier à Twickenham, la Nouvelle-Zélande l'avait emporté par la plus petite des marges (16-15).

L'équipe entraînée par Eddie Jones est apparue au meilleur de sa forme en quarts samedi contre l'Australie étrillée 40-16 mais Hansen a tenté de minimiser la rivalité entre les deux nations.

«Ce sera un affrontement puissant mais je pense que l'Afrique du Sud sera toujours notre plus grand rival en raison de l'histoire qui va avec,» a estimé Hansen après la correction infligée par ses troupes à l'Irlande samedi en quarts (46-14).

«Et le fait que nous jouions si souvent l'un contre l'autre (avec l'Afrique du Sud). Je pense que nous avons joué l'Angleterre une fois ces six dernières années et c'est difficile de créer une rivalité quand vous ne vous affrontez pas», a expliqué le cocah des Blacks.

«Si nous pouvions entrer dans les Six nations avec une saison complète alors nous pourrions faire cela», a ajouté Hansen avec le sourire.

Résultats/Classements

(afp)