Icecross

07 décembre 2018 17:44; Act: 07.12.2018 17:49 Print

Anaïs Morand vise le titre suprême

par Raphael Descombes - La patineuse valaisanne Anaïs Morand se lance à l'assaut de sa 4e saison de patinage de descente extrême au Japon.

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Anaïs Morand. (Photo: Keystone)

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Épanouie dans un sport assez méconnu en Europe, la Valaisanne Anaïs Morand participe ce week-end à sa 4e saison de patinage de descente extrême, à Yokohama au Japon.

Née au Canada en 2001, l'Ice Cross Downhill n'est pas fait pour les douillets. Équipement de hockeyeur sur les épaules et casque de motocross sur la tête, les participants dévalent une pente de 300 à 600 mètres, comptant virages serrés, bosses et autres tremplins. Une seule mission, rester debout à des vitesses allant jusqu'à 80 km/h, et éviter les collisions pour arriver en bas en première position.

Objectif ultime

Habileté, agilité, courage et beaucoup de sang-froid sont les principales qualités de cette discipline, qui avait fait escale à Lausanne, avec un immense succès populaire en 2009 et 2013. Sponsorisée par la boisson énergétique Red Bull, la saison de Crashed Ice 2018/2019 débute ce week-end à Yokohama, au Japon. Neuf romands seront sur la ligne de départ, mais seule deux filles affronteront la piste verglacée. La Veveysanne Pauline Chappuis et Anaïs Morand, qui vise l'objectif ultime: «Oui le titre de Championne du monde, c'est l'objectif de cette saison, mais le niveau augmente année après année. Il sera difficile de tirer son épingle du jeu».

En raison des fortes chaleurs et de la pluie au Japon (22 degrés mardi), les participants à cette épreuve inaugurale n'ont eu droit qu'à une descente d'inspection, et deux chronométrées. Très peu pour une piste technique mais sympathique selon la Valaisanne, qui a sorti le 5e temps des qualifications: «Personnellement, j'aurais pu faire mieux» nous dit la meilleure représentante européenne. Avant d'ajouter «qu'avec des départs à 4 lors de la course de samedi, tout est possible. Les chutes peuvent modifier à chaque instant la course».

«Il manque du vécu à ce sport»

Remporter la 1ère manche, et attendre les prochaines étapes de janvier en Finlande et de février aux États-Unis dans la peau d'une outsider qui compte, serait un séjour plus que réussi pour Anaïs Morand: «Il y a 1000 points à gagner ici au Japon, en cas de succès, il ne me manquerait qu'une seule autre victoire pour atteindre mon objectif».

Athlète estampillée Jeux Olympiques de Vancouver en 2010, comme patineuse artistique en couple (elle avait terminé à la 15e place au côté d'Antoine Dorsaz), elle espère voir sa nouvelle discipline prochainement au JO: «De part son côté spectaculaire, tout le monde espère que l'Icecross Downhill remplisse les attentes du CIO. Mais si on est réaliste, il manque aujourd'hui du vécu à ce sport, ainsi que de nouvelles nations sur la ligne de départ».

Résultats/Classements

(nxp)