Biathlon

13 décembre 2011 22:22; Act: 13.12.2011 22:35 Print

Benjamin Weger tire dans le mille

par Grégory Beaud - Le jeune athlète suisse est actuellement 5e au classement général de la Coupe du monde, après un week-end de rêve en Autriche.

Une faute?

Vice-champion du monde junior en 2009 au Canada, le biathlète de Geschinen ­explose cette saison. A 22 ans seulement, il possède une marge de progression certaine et attend sa première victoire au plus haut niveau de pied ferme avec, dans un coin de la tête, des rêves olympiques.

Benjamin Weger, pourriez-vous nous raconter vos deux courses, marquées par deux 3es places?

C’était un week-end sensationnel. Tout s’est déroulé comme je l’avais escompté. Dans la quatrième boucle de la poursuite, je me suis soudainement rendu compte que j’étais en tête. Lors du dernier tir, mes jambes ont tremblé. C’était un sentiment spécial de me retrouver en tête à ce moment-là de la course. Ma forme actuelle est vraiment bonne et je me suis rendu compte que j’avais les moyens de rivaliser avec le champion du monde et le champion olympique. Ces deux podiums sont la confirmation d’une préparation estivale sérieuse.

Vous êtes désormais 5e au général de la Coupe du monde. Cela doit vous donner encore plus faim de victoire.

En tant que sportif d’élite, on veut évidemment toujours regarder vers le haut. Mais le biathlon est un sport où de très nombreux athlètes sont capables de briguer une place sur le podium. Je souhaite surtout conserver ma forme actuelle et continuer de donner le meilleur de moi-­même en course. Pour atteindre des résultats comme ce week-end, tout doit se dérouler de manière idéale: le fond, le tir, le matériel et, évidemment, un peu de chance.

Cette saison se terminera en apothéose avec les Mondiaux à Ruhpolding (Allemagne), haut lieu du biathlon mondial.

Ce sera clairement le sommet de la saison. Il y aura des centaines de milliers de spectateurs, avec une ambiance incomparable.­ Mais pour l’heure, ces championnats du monde sont encore bien lointains. D’ici là, beaucoup de choses peuvent se produire et je ne souhaite donc pas me mettre une pression particu­lière liée à cet événement. Pourtant, mes résultat actuels me donnent des idées.

Vous n’avez que 22 ans. Les JO de Sotchi en 2014 doivent déjà hanter votre esprit.

C’est un but clair. Je veux y gagner une médaille. Je travaille fort et de manière concentrée pour atteindre cet objectif. Je peux également compter sur toute une équipe qui a les mêmes ambitions. C’est très stimulant.

(GBY)