Natation - Swim Cup

05 décembre 2017 14:35; Act: 05.12.2017 22:02 Print

Desplanches: «Surpris et même un peu choqué»

par Robin Carrel, Lausanne - Quelques jours avant Noël, Lausanne organisera sa deuxième «Swim Cup». Un événement qui attire des stars et qui plaît beaucoup au nageur genevois de 23 ans.

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Jérémy Desplanches arrivera en forme au grand rendez-vous lausannois. (Photo: Keystone/Patrick B. Kraemer)

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Le petit bassin de la Piscine de Mon Repos, à Lausanne, va accueillir sa deuxième édition de la «Swim Cup». Un rendez-vous devenu quasiment incontounable en une année. Ce ne sont pas moins de trois cents médailles internationales et 20 athlètes décorés qui seront en lice, les 20 et 21 décembre prochains.

De quoi mettre l'eau à la bouche de Jérémy Desplanches. Le Suisse (qui s'entraîne à Nice) est qui plus est en pleine forme, comme en atteste son récent record national du 400 mètres 4 nages, battu le week-end dernier de près de deux secondes lors des Championnats de... France.

Première question toute simple: pourquoi venir à la Lausanne Swim Cup?

La première année, cette compétition était un peu un point d’interrogation. On ne savait pas si il y aurait beaucoup de monde, comment ça allait se dérouler… Parce que, mine de rien, ça reste en Suisse et je n’y avais encore jamais vu de grosse épreuve. Ce n’était pas quelque chose qui me parlait. Je n’avais aucune idée de ce dont Lausanne était capable. Après avoir vécu la première édition, qui était vraiment magnifique, j’ai vraiment été très surpris et même un peu choqué. Je ne m’attendais pas à un truc pareil. Cette année, c’est un passage obligatoire. Autant pour moi que pour beaucoup d’autres personnes. J’ai eu l’occasion d’en parler autour de moi… C’est rare que j’en cause à quelqu’un sans qu’il me dise qu’il vient, tellement cette étape s’est fait un nom en peu de temps! A tel point que certains comparent ça aux Championnats du monde en petit bassin. C’est vraiment devenu important.

Vous êtes parti vous entraîner en France, à Nice, pour progresser. Voir de tels événements au pays, est-ce que ça peut aider des athlètes locaux à progresser et donner des vocations?

Carrément! Des grosses compétitions comme ça qui nous amènent des athlètes étrangers et permettent aux nageurs suisses de se mettre en vitrine, ça donne vraiment envie à tout le monde. Après, ça donne aussi un avant-goût de la différence qu’il y a entre le petit niveau helvète et le niveau mondial… Les plus compétiteurs de chez nous, ça va les booster! Et pour ceux qui le sont un peu moins, ils mesureront l’écart qu’il reste à combler.

Vous avez dit vous-même avoir été «choqué» par la taille de l’événement. C’est dire si en Suisse, on n’a pas l’habitude de tels moments.

En fait, c’est parce que j’ai l’habitude des Championnats de Suisse, qui sont censés être la compétition No 1 dans le pays. C’est là où on doit se qualifier pour les grands événements internationaux, ça devrait être la plus belle. A côté de la Lausanne Swim Cup, ils sont finalement ridicules. Moi, je m’attendais à quelque chose du même acabit… Mais nos Championnats, à côté, on dirait un meeting régional, ça fait bizarre! C’est très flatteur pour l’épreuve vaudoise, c’est vrai. Mais c’est aussi un peu triste pour la Fédération qu’une compétition qualificative pour rien du tout puisse prendre une telle ampleur.

Vous sortez tout juste des Championnats de France. Ce sera un peu de ce niveau?

C’est un peu moins festif que la Swim Cup, parce que ce n’est pas juste avant Noël et que des tickets pour les grands Championnats y sont en jeu. Donc c’est un peu plus sérieux. Mais les courses dans la Capitale olympique se situent juste avant les vacances et, du coup, tout le monde y relâche la pression et donnent tout pour les deux derniers jours de compétition de l’année. On fait tous en sorte que ça se passe le mieux possible et on a pu le voir en 2016: il y a eu de très gros résultats. C’est ça le point fort de cette Swim Cup.

Lausanne aura bientôt sa piscine olympique. Sentez-vous que, enfin, les choses bougent dans le bon sens pour la natation suisse?

C’est clair. Vraiment. Il y a dix ans, quand j’ai commencé à nager, il n’y avait que quelques nageurs qui avaient fait les JO et très peu de belles piscines. On savait qu’il y avait Uster, Tenero, quelques clubs… Maintenant il y a de plus en plus de nageurs qui émergent de partout et qui sont bien meilleurs qu’avant. On ne s’en rend pas trop compte, parce que c’est une génération différente, mais il y a de nombreuses infrastructures qui se construisent, il y a des nageurs étrangers qui viennent chez nous pour s’entraîner… Je pense que la natation suisse est en train de se faire un nom et ça va continuer encore un petit moment comme ça.

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Les commentaires les plus populaires

  • Camille Bracourt le 05.12.2017 16:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une info

    Pour votre information, Desplanches est Franco-suisse...

Les derniers commentaires

  • Camille Bracourt le 05.12.2017 16:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une info

    Pour votre information, Desplanches est Franco-suisse...

    • Georx le 05.12.2017 20:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Camille Bracourt

      Il ny a pas plus genevois que lui

    • BabaWesh le 05.12.2017 23:26 Report dénoncer ce commentaire

      Faible

      Bracourt c'est un jeux de mots pour parler, à l'image de votre commentaire qui relève la bassesse réflexive, de votre faible capacités avec vos "petitsbras"? Hihi