Basketball féminin

11 décembre 2008 23:32; Act: 12.12.2008 06:20 Print

Exploit retentissant d’Uni Neuchâtel

par Marc Fragnière, Neuchâtel - Les Neuchâteloises ont créé la sensation en battant les Russes de Chevakata 84-70, jeudi, en 16es de finale aller de l’Eurocup.

Une faute?

Admirables de solidarité, les filles d’Uni ont probablement réussi le plus gros exploit du basket professionnel suisse en venant à bout d’une grosse écurie russe.

«C’est magnifique pour la Suisse et pour Neuchâtel, s’est exclamé le coach Petit à l’issue d’une rencontre dominée par ses protégées. On a démontré que l’argent était une chose mais que le cœur en était une autre! C’est la victoire de la solidarité et du collectif. Tant sur le terrain que dans les gradins, Neuchâtel a été magnifique.»

Dans le collectif huilé et savamment préparé par le Belge, deux joueuses ont particulièrement brillé. L’Américaine Cameo Hicks en a mis plein la vue aux Russes. Percutante en attaque (25  points), efficace en défense et insatiable dans la raquette (9 rebonds), elle s’est de nouveau montrée omniprésente. Comme à l’accoutumée, elle préférait revenir sur la prestation de l’équipe plutôt que sur son effort individuel: «On a joué à fond durant 40’. Nous nous sommes montrées concentrées du début à la fin de la partie.»

L’ailière belge Sophie Charlier s’est elle aussi révélée indispensable avec également 25 points, dont 6 paniers primés, excusez du peu! En face, les Russes n’ont jamais trouvé la solution. Menées dès la 4e, elles ont abandonné tout espoir de revenir dans le match à la 31e (68-64), lorsque leur intérieure américaine Sanford a dû quitter le parquet pour sa 5e faute.

Le prix de l'intensité

Malmené deux minutes durant (2-7), Uni a vite trouvé la bonne carburation pour mettre les Russes sous l’éteignoir. Charlier a été le facteur X des Neuchâteloises dans le 1er quart, enquillant 12 points. Sa réussite additionnée à la solidité de Hicks et à la force de pénétration de la meneuse canadienne Riverin a mis Uni sur les bons rails. Dès lors, la solidarité des filles de Petit a fait merveille. Courageuses en défense, téméraires en attaque, Turin et consorts ont essoufflé une formation russe surprise par un tel déferlement d’énergie.