Basketball

21 mai 2019 21:32; Act: 21.05.2019 22:11 Print

Genève et Fribourg ont fait le trou

Les Genevois ont enchaîné face à Vevey (88-73), alors que les Fribourgeois ont écrasé des Montheysans décimés (112-67).

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Le coach Vedran Bosnic (assis à gauche) et ses joueurs ne sont plus qu'à une victoire d'une qualification en finale. (Photo: Keystone/Archive)

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Quand on lance un boomerang, il ne faut pas oublier qu'il revient parfois plus vite, plus fort. Pour mieux punir l'expéditeur imprudent ou maladroit. C'est à cette vérité que Riviera a eu droit lors de l'acte II des demi-finales des play-off. Les Vaudois ont raté leur pari, eux qui espéraient surprendre les Lions de Genève après avoir «soldé» le match de samedi.

Au vu des forces en présence, il ne sera pas question de blâmer les Lakers d'avoir tenté un coup de poker en utilisant l'acte I comme une simple mise en jambes. Deux jours après avoir arraché sa qualification à Neuchâtel, le Petit Poucet du championnat pouvait difficilement faire autre chose.

Un autre match que samedi

Mardi soir, l'espace de cinq minutes, les premières de la rencontre, Vladimir Ruzicic a pu croire que son plan allait fonctionner. Les Lions ont mis quelques possessions avant de se mettre dans le rythme. Il faut dire que la défense proposée d'entrée de jeu par les Lakers n'avait plus rien à voir avec celle de samedi. Avec Rajon Kelly à la baguette et Ronald March à la conclusion, Riviera a pris les devants sans pour autant que les Lions ne sombrent dans la sinistrose. «J'ai apprécié notre première mi-temps, la suite, un peu moins» dira Vedran Bosnic, à tête reposée.

Après un départ poussif, la réaction des Lions a laissé pantois une équipe de Riviera qui a très vite compris que l'énergie ne suffirait pas. Alors qu'elle menait encore de cinq longueurs (12-17) à la 8e minute, la formation vaudoise est tombée dans un sommeil profond qui a duré neuf minutes. Une éternité à ce niveau-là. Lorsque Ronald March, qui ne peut pas tout faire sans en payer les conséquences sur le plan physique, et ses coéquipiers se sont réveillés, le score était passé à 38-18! Un invraisemblable partiel de 26 à 1 à mettre au crédit de l'ensemble des Lions. Lorsqu'ils sont aussi agressifs et intraitables en défense et qu'ils peuvent varier leurs schémas offensifs, il n'y a pas grand-chose à faire.

Complètement largué, sonné par ce boomerang revenu en pleine poire, Riviera a eu l'immense mérite de ne pas alors sombrer. Et comme souvent cette saison, la recette est la même: pour les Lakers, c'est March ou crève. Au four, au moulin, mais aussi aux moissons et à la meule, ce Ronald, qui n'a rien d'un clown, a permis à ce match d'exister. Revenus à moins de dix points en milieu de 4e quart, les Vaudois ont fait passer quelques frissons parmi les spectateurs du Pommier.

La sieste est interdite

Ce relâchement n'a pas été du goût de Vedran Bosnic. Le Suédois a longuement rappelé à ses joueurs que la sieste est totalement prohibée à ce stade de la compétition. Car Vevey est une équipe assez fantasque qui est capable de s'emballer à tout moment. «Nous n'avons rien lâché après le 2e quart, s'est réjouit Gilles Martin, le meneur de poche de Riviera. On s'attendait à une baisse de concentration de Genève. C'est quelque chose qui arrive toujours lorsqu'une équipe mène de plus de 25 points.»

«Il faut absolument respecter cette formation qui a réalisé une très belle saison et qui a réussi une très grosse performance contre Neuchâtel en quart, avertit Bosnic. Notre adversaire ne lâchera rien jusqu'au bout.»

Chez elle, la formation vaudoise est bien décidée à prolonger sa saison. Lancer le boomerang, c'est bien. Le rattraper, c'est encore mieux.

Résultats/Classements

(Sport-Center)