Rugby

22 septembre 2019 14:49; Act: 22.09.2019 15:07 Print

Irlandais et Anglais ne ratent pas leurs débuts

Attendus pour leur entrée en lice dans la Coupe du monde au Japon, dimanche, les XV du Trèfle et de la Rose ont obtenu de nets succès malgré des imprécisions.

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Anthony Watson et les Anglais (en blanc) ont fait le travail nécessaire face aux Tongiens. (Photo: David Rogers)

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L'essentiel est fait... L'Angleterre a remporté un large succès pour son entrée dans la Coupe du monde, mais a patienté longtemps avant de décrocher le point de bonus face aux Tonga, battus (35-3) dimanche à Sapporo.

Cette fois, c'est clair: la première place de la poule C, annoncée comme celle «de la mort» avant le tournoi, devrait bien se jouer le 12 octobre, à Yokohama, entre la France et l'Angleterre.

Car les deux formations européennes ont assuré leur entrée dans le Mondial 2019: les Bleus, moribonds depuis un an, se sont ainsi entrouvert la porte des quarts de finale en dominant les Pumas argentins (23-21) samedi.

Les Anglais, eux, ont pris le large assez rapidement, avec un doublé de Manu Tuilagi en première période (24, 31). Mais ils ont ensuite balbutié leur rugby. Le XV de la Rose a patienté jusqu'à la 77e minute pour inscrire le quatrième essai synonyme de point de bonus, grâce au talonneur remplaçant Luke Cowan-Dickie.

Les fondations sont solides

Certes, tout n'a pas été parfait pour les Anglais mais l'essentiel est assuré et les bases sont solides, notamment la ligne de défense qui n'a pas offert le moindre espace aux Tongiens. Ils savent aussi qu'ils peuvent compter sur un pack solide en mêlée fermée et souverain en touche.

Défensivement, les hommes d'Eddie Jones ont été costauds, à l'image du «fluet» Ford, 87 kg seulement, qui est parvenu à stopper... le pilier adverse Ben Tameifuna, plus de 150kg sur la balance.Ils peuvent également compter sur un buteur fiable, Owen Farrell, auteur de 15 points (6/7).

En revanche, ils ont étalé des lacunes sur le plan offensif, avec de nombreuses fautes de main ou courses mal ajustées, notamment au cours des quarante dernières minutes (10). «Ça fait deux matches où on ne prend pas d'essai donc on peut être satisfait. On aimerait quand même être plus incisif quand on a le ballon, mais ça viendra», a lâché le sélectionneur du XV de la Rose.

Trop limités, les Tongiens ont montré de l'envie mais se sont heurtés à un mur, incapables de franchir l'hermétique rideau blanc.

Le sélectionneur Eddie Jones peut désormais faire tourner, histoire de ménager ses cadres lors du prochain match, jeudi face aux Etats-Unis... avant les deux chocs face à l'Argentine, le 5 octobre, puis la France, une semaine plus tard.

Les Irlandais font honneur à leur rang

Une défense de fer, et des avants ultradominateurs qui entassent les essais: l'Irlande a balayé l'Écosse (27-3) avec le bonus dimanche à Yokohama pour s'offrir un horizon dégagé jusqu'aux quarts de finale de la Coupe du monde.

Nouvelle-Zélande - Écosse et Irlande - Afrique du Sud: les deux premiers quarts de finale du Mondial japonais sont théoriquement connus après les deux «finales» de groupe de la 1re journée. A moins que le Japon ou les Samoa ne viennent bouleverser la hiérarchie dans la poule A.

Le XV du Trèfle peut préparer son rendez-vous contre le Japon, samedi à Shizuoka, en toute sérénité. Le jeu stéréotypé peaufiné depuis 2013 par Joe Schmidt, qui leur a permis d'accéder pour la première fois à la tête du classement mondial début septembre, est toujours diablement efficace. Les Écossais en ont fait les frais, incapables de franchir le rideau défensif vert. Et pourtant, le capitaine Rory Best en demande plus! «C'est un bon début mais nous devont faire encore mieux», a réclamé le talonneur.

Le seul motif d'inquiétude, pour l'Irlande, est toujours le même: l'état de forme de Johnny Sexton, régulièrement blessé ces derniers mois. Le meilleur joueur du monde 2018 s'est fait soigner aux adducteurs dès le milieu de la première période et a alors laissé la responsabilité du tir à Conor Murray. Il a été remplacé par Jack Carty à l'heure de jeu.

Mais l'ouvreur du Leinster n'avait pas besoin de forcer. Ses avants ont gagné le match - comme le vert dans les tribunes - à eux seuls en première période. Au retour des vestiaires, la pluie soutenue qui s'est abattue sur Yokohama n'a logiquement pas arrangé les affaires d'un pack écossais moins lourd.

Les Transalpins dans la douleur

La victoire et la grimace. L'Italie a remporté son premier match de la Coupe du monde face à la modeste Namibie (47-22), dimanche, mais n'a pas levé tous les doutes.

«Personne, dans les vestiaires, n'est content du contenu de cette rencontre», a lancé le capitaine Sergio Parisse, peu enclin à célébrer sa cinquième participation à une Coupe du monde.

«Il va falloir passer à autre chose très vite», a renchéri le sélectionneur Conor O'Shea.

«Ce n'était pas vraiment joli à voir. On a fait trop d'erreurs. Les conditions étaient compliquées par moments en seconde période (forte pluie et vent) mais ça n'excuse pas tout. On est déçu de la façon dont on a joué. On n'a pas montré notre vrai visage», a ajouté le technicien irlandais, pas franchement ravi d'une équipe qui a perdu 16 ballons et raté dix plaquages face à la 23e nation mondiale.

L'Italie n'avait pourtant pas vraiment le choix: dans une poule B où figurent également les favoris néo-zélandais et sud-africains, les Italiens doivent remporter les matches à leur portée (Namibie et Canada) pour espérer voir les quarts de finale pour la première fois de leur histoire, à la faveur d'un exploit devant les Blacks ou bien les Boks.

Avec ce succès, combiné à la défaite de l'Afrique du Sud la veille (23-13), les coéquipiers de Sergio Parisse s'offrent ainsi une «finale» face aux Springboks, le 4 octobre à Shizuoka, avec pour enjeu une place en quart de finale.


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(afp)