boxe

03 décembre 2008 22:45; Act: 03.12.2008 22:32 Print

La boxe suisse cherche ses lettres de noblesse

par Maxime Huber - Le Palladium de Genève accueille ce jeudi soir une nouvelle réunion pugilistique placée sous l’égide du promoteur Erdal Kiran.

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A l’affiche, trois combats pros et sept combats amateurs. Pourtant, ce type de manifestation ne saurait cacher le désert médiatique dans lequel cette discipline est forcée d’évoluer. Seuls, dès lors, des passionnés de la trempe d’Erdal Kiran, ancien boxeur de 31 ans, semblent en mesure de redonner à la boxe ses lettres de noblesse en Suisse.

«En boxant chez les pros, j’ai réalisé mon rêve de gamin. Maintenant, je m’occupe de celui de l’homme. C’est-à-dire de promouvoir, en Suisse, un sport que j’aime.» Pour l’entraîneur national, le problème réside en partie dans l’immuabilité des promoteurs et autres pontes de la discipline. «Des gens sont en place depuis trop longtemps. Il faut du sang neuf pour évoluer.»

L’aspect financier entre également en compte. «Nous avons augmenté le prix des places de 5 fr. (n.d.l.r.: à partir de 30 fr.), afin de se donner les moyens de viser plus haut pour le prochain gala. A terme, je souhaiterais n’organiser que des combats pros, avec des boxeurs étrangers, sur le sol suisse.»

Reste que le noble art bénéficiera d’une vitrine considérable en cette fin d’année. Le Hallenstadion zurichois proposera en effet le championnat du monde des poids lourds entre Evander Holyfield et Nicolaï Valuev. La quasi-totalité des 11 500 places disponibles ont déjà trouvé preneur. «Grâce à cet événement, les médias vont s’intéresser à notre sport. Et, plus on en parlera, mieux ce sera pour les petits clubs», conclut Erdal Kiran.