Hippisme

27 février 2020 16:24; Act: 28.02.2020 08:44 Print

Une cavalière suisse suspendue deux ans

Nadja Peter Steiner est privée de compétition. Un de ses chevaux avait été contrôlé positif en 2017 au Maroc.

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Nadja Peter Steiner sur «Saura de Fondcombe»: son cheval a été contrôlé positif au Maroc en octobre 2017. (Photo: Keystone)

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Le verdict est tombé: la Fédération équestre internationale (FEI) a confirmé la suspension pour deux ans de Nadja Peter Steiner, cavalière suisse de saut d'obstacles membre du cadre Elite.

La décision du Tribunal de la FEI s'appuie sur un contrôle antidopage effectué sur son cheval «Saura de Fondcombe» lors du CSI3*-W de Tétouan (Maroc), en octobre 2017, lors duquel on a détecté des traces d'O­-desméthyltramadol - une substance interdite pour les chevaux.

Cette procédure ouverte contre la cavalière de 36 ans était pendante, parce qu'on soupçonnait un employé de l'organisateur du concours (la garde royale marocaine) d'être à l'origine de ces traces de médication. La suspension provisoire qui lui avait été infligée en août 2018 avait ainsi été levée après 9 mois.

Mais comme aucune implication d'un tiers n'a pu être prouvée, le Tribunal de la FEI a tranché définitivement. Nadja Peter Steiner doit donc encore purger quinze mois de suspension, à compter du 25 février.

L'avocate de la cavalière, Me Monika Gattiker, a cependant tenu à faire part de sa déception. Elle a également rappelé comment les choses s'étaient passées à ses yeux: «Nadja Peter Steiner a été contrainte de laisser son cheval à un employé de l'organisateur du tournoi, un membre de la garde royale marocaine inconnu d'elle, durant toute la remise des prix, d'une durée de 30 minutes. Un photographe du concours a affirmé, document à l'appui, avoir vu le cheval lécher la main de cette personne durant la remise des prix.»

Or, le tramadol est considéré comme la cocaïne du pauvre dans le Nord de l'Afrique. «On sait que le fait de lécher une main dans une telle situation suffit pour provoquer un contrôle positif», précise la femme de loi.

Me Gattiker conclut: «Nadja Peter Steiner n'a pas eu la possibilité de contacter la personne (qui s'est occupée de son cheval). En contradiction flagrante avec la preuve photographique, la garde royale marocaine a prétendu dans un courrier d'avril 2018 que les employés du tournoi n'avaient eu aucun contact avec les chevaux. Nadja Peter Steiner est donc rendue responsable d'un événement sur lequel elle n'a eu aucun contrôle.»

La cavalière a 21 jours pour faire appel de cette décision auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).

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(nxp)