Dopage

23 novembre 2019 11:30; Act: 23.11.2019 11:40 Print

Le boss de l'agence russe suit l'antidopage mondial

Iouri Ganous a jugé logique la recommandation de l'AMA qui pourrait entraîner une suspension de la Russie aux Jeux olympiques de Tokyo.

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Iouri Ganous n'est pas surpris par les recommandations internationales concernant les sportifs de son pays. (Photo: Keystone/AP/Pavel Golovkin)

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La recommandation de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de déclarer non-conforme l'Agence russe antidopage (RUSADA) est logique et attendue, a estimé samedi le patron d'antidopage russe.

«Tout est conforme à la logique juridique, comme prévu», a déclaré Iouri Ganous, à l'agence russe Interfax, au lendemain de la recommandation du Comité de révision de la conformité (CRC) de l'AMA, qui pourrait entraîner une suspension de la Russie pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020.

«RUSADA est jugée non conforme car la décision de conformité rendue en septembre 2018 était soumise à deux conditions. Elles ont été remplies formellement mais pas correctement», a ajouté Ganous, qui s'attend à ce que le comité exécutif de l'AMA suive cette recommandation le 9 décembre.

Ce jour-là, le comité exécutif se réunira à Paris afin d'évaluer la procédure en cours et de prendre d'éventuelles sanctions. Sanctions auxquelles devra alors se conformer la Comité international olympique (CIO).

Ganous estime toutefois que «la qualité du travail de RUSADA» n'est pas remise en cause. «C'est une décision purement technique... les conditions n'étaient pas remplies, mais ce n'était pas de notre ressort».

Un nouveau président pour l'athlétisme

Le Comité de révision de la conformité a émis cette recommandation à la suite d'«incohérences» constatées dans les données récupérées par les enquêteurs de l'AMA auprès du laboratoire de Moscou, au cœur d'un système de dopage entre 2011 et 2015.

En janvier 2019, la Russie avait transmis des données électroniques des contrôles à l'AMA, une condition que cette dernière avait posée pour lever la suspension de ce pays en septembre 2018.

L'AMA avait précédemment averti la Russie qu'elle ferait face aux «sanctions les plus sévères» si l'une de ces données transmises était falsifiée, ce que le gouvernement russe conteste formellement.

La Fédération russe d'athlétisme (RUSAF) doit par ailleurs se réunir ce samedi pour choisir un nouveau président après la suspension par la Fédération internationale (World Athletics) de son patron actuel et de quatre autres dirigeants soupçonnés d'«obstruction à une enquête» visant le sauteur en hauteur Danil Lysenko.

A la suite de cette sanction, l'IAAF a suspendu vendredi le processus de réintégration de la Russie, bannie depuis novembre 2015 des compétitions internationales d'athlétisme en raison de la mise en place de ce système de dopage institutionnel.

(duf)