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24 février 2020 17:20; Act: 24.02.2020 17:20 Print

«Je pense que je ne vais pas beaucoup dormir»

par Jérémy Santallo, Fribourg - Le sélectionneur de l'équipe de Suisse Gianluca Barilari était frustré après la défaite contre la Finlande (64-69), dimanche.

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Gianluca Barilari donne ses consignes à ses joueurs. (Photo: Keystone)

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Immobile devant la salle réservée aux conférences de presse, à Saint-Léonard, Arnaud Cotture attend patiemment son tour. La déception de l'intérieur des Lions de Genève, si important par son abattage dans la raquette, se lit forcément sur son visage. «Les lancers francs (14/31), c'est peut-être l'une des clés du match pour nous. (Soupir) Mais pour moi, le vrai problème, ce sont nos rotations défensives. On se fait bouffer par Salin en deuxième mi-temps alors que c'était notre priorité.»

Quelques minutes plus tard, Gianluca Barilari a rendu hommage à l'arrière de Tenerife, auteur de 25 points et grand artisan du réveil de la Finlande à Fribourg. «C'est un super joueur. Contre la Serbie, il avait mis 0 point (ndlr: jeudi), donc il était sûrement revanchard de montrer qui il est, comme il le fait chaque week-end en Espagne», a concédé le sélectionneur de l'équipe de Suisse, avant de mettre des mots sur sa frustration: «Je pense que je ne vais pas beaucoup dormir ces prochains jours.»

En Géorgie (96-88 après prolongation) comme face aux Lapons dimanche, la Suisse a montré deux visages. «Il nous manque de la constance, a lâché Arnaud Cotture. Sur les deux matches, on a fait 25-30 minutes de bonne facture, mais pour gagner un match de ce niveau, ce n'est pas assez. C'est peut-être aussi la suite de notre apprentissage. On a le niveau, mais il faut passer cette étape supérieure pour gagner ces matches et montrer que l'on est capable de rivaliser avec les plus grandes équipes au monde.»

Précieux (11 d'évaluation en 18 minutes) pour son retour en sélection après sept ans d'absence, Jérémy Jaunin va plus loin: «Dans les têtes, et ça commence vraiment à me taper sur le système, j'ai l'impression que les gens se disent: «Voilà on a fait un bon match, ce n'est pas grave, c'est quand même pas mal». Mais ce soir, on devait gagner, c'est tout, il n'y avait pas d'autres options, s'agace le meneur de FR Olympic. Il faut se convaincre mentalement, je pense, que l'on est à notre place à ce niveau.»

Les Suisses aborderont la fenêtre internationale de novembre déjà le dos au mur. «On va avoir la lourde tâche de battre la Serbie à la maison. On a vu qu'ils étaient prenables (ndlr: défaite des Serbes face à la Géorgie dimanche), donc il faut y croire et ne pas avoir peur», s'est projeté Cotture. «Si on perd, c'est mort pour l'Euro. On s'est tiré une première balle dans le pied. Mais tout est encore jouable, et si on montre notre meilleur visage, on peut battre tout le monde, même les Serbes», a lancé Jaunin.

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(nxp)