Sport

02 juillet 2014 08:33; Act: 02.07.2014 08:59 Print

Les matches truqués ne datent pas d'aujourd'hui

L'analyse d'un papyrus vient de révéler la plus ancienne trace écrite de corruption sportive. Les faits se sont déroulés en 267, sur les bords du Nil, dans la ville d'Antinoé.

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Hercule étouffant le géant libyen Antée. (Photo: Musée du Louvre - Creative Commons)

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«Cela promettait d'être un noble spectacle, sauf que le match était arrangé.» Un match de la Coupe du Monde 2014? Non. Le Courrier International nous apprend aujourd'hui qu'un combat de lutteur datant de la 14e année du règne de l'empereur romain Gallien était déjà truqué (lire l'article original ici).

«Le combat était programmé dans la ville d'Antinoé, sur le Nil. C'était le dernier événement des Jeux sacrés honorant la mémoire du jeune éphèbe Antinoüs, déifié [après s'être noyé dans le Nil], et deux lutteurs nommés Nicantinous et Demetrius en étaient les vedettes», écrit le Smithsonian Magazine, cité par Le Courrier.

La preuve écrite? L'analyse d'un ancien papyrus daté de 267 après Jésus Christ trouvé au début du XXème siècle dans la ville d'Oxyrhynque, elle aussi sur le Nil. Ce document s'est révélé être un contrat, qui encadre le pot de vin promis à Demetrius. Et celui-ci a donc accepté de se coucher pour 3 800 drachmes. De quoi se payer un âne, précise le magazine américain.

D'autres écrits tendent à prouver que la corruption était courante pendant les événements sportifs antiques, ajoute le journal : on sait par exemple que les amendes versées par les athlètes pris la main dans le sac ont participé au financement de la statue de bronze de Zeus à Olympie, indique-t-il. Et dans ses écrits, le sophiste grec Philostrate se plaint de la décadence du monde sportif, et blâme les entraîneurs, «qui n'ont que faire de la réputation des athlètes, mais deviennent leurs conseillers financiers, avec pour objectif leur seul profit.» Constat toujours d'actualité?

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