Football américain

03 février 2019 21:01; Act: 03.02.2019 22:59 Print

Les yeux des Américains rivés sur le Super Bowl

La grande finale de NFL opposera dès minuit les New England Patriots aux surprenants Los Angeles Rams. Le match peut être suivi sur TF1 et se jouera sous toit.

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Les spectateurs et téléspectateurs américains vont suivre le match avec la plus grande attention (Photo: Keystone)

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Tom Brady, le «serial winner» de New England ou Sean McVay, l'entraîneur-prodige des inattendus Los Angeles Rams: qui sera le héros du Super Bowl, la grande finale de la Ligue nationale de football américain (NFL) dimanche (00h30 heure suisse) à Atlanta?

C'est l'événement sportif, plus encore que la finale NBA ou les World Series de baseball, que tous les Américains, ou presque, ne rateraient sous aucun prétexte.

Le show de la démesure

Car le Super Bowl, suivi cette année par plus de 100 millions de téléspectateurs américains, c'est aussi le show, la démesure et les controverses.

Mission remplie pour le traditionnel spectacle de la mi-temps où ont chanté les plus grands, de Madonna à Michael Jackson, en passant par les Rolling Stones: le groupe Maroon 5 a accepté d'en être la tête d'affiche, contrairement à d'autres stars américaines qui ont voulu protester contre le sort réservé par la NFL au joueur Colin Kaepernick, sans équipe depuis qu'il a lancé un mouvement de protestation contre les violences policières.

La politique, ou toute forme d'hostilité envers Trump, ne devrait pas s'inviter durant ce show ou même dans les spots publicitaires diffusés pendant la rencontre et monnayés à prix d'or (5,24 millions de dollars les 30 secondes).

Le président américain a évoqué le Super Bowl dans une interview diffusée dimanche matin sur CBS pour avouer qu'il était soulagé de voir son fils cadet, Barron, jouer au football, ou soccer, plutôt qu'au football américain, «un sport dangereux»

Le toit sera fermé

Sur le terrain, Brady et ses Patriots, fidèles à ce rendez-vous pour la troisième année de suite, sont favoris des bookmakers face aux Rams, un seul titre à leur palmarès.

Dans le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta aux lignes futuristes dont le toit rétractable sera fermé durant la rencontre alors que la température extérieure sera de 10°C, 75'000 spectateurs qui ont déboursé en moyenne 7000 dollars (7000 francs), sont assurés de voir tomber un, voire plusieurs, record(s).

Brady peut conduire New England à un sixième sacre, ce qui ferait de la franchise de la région de Boston l'équipe la plus titrée de l'histoire, à égalité avec Pittsburgh.

9e Super Bowl et 6e titre?

Le quarterback à la gueule d'ange, époux à la ville de l'ancienne mannequin Gisele Bündchen, deviendrait, en cas de succès, à 41 ans le doyen des vainqueurs du Super Bowl et surtout le joueur le plus titré de l'histoire.

«The Greatest» (le plus grand) disputera son neuvième Super Bowl, soit plus que chacune des autres franchises de la NFL, hors New England (11); il a remporté quatre fois le trophée de MVP (meilleur joueur) du Super Bowl; il a distillé 18 passes de touchdown lors de ses huit précédentes finales.

Dix-sept ans après avoir soulevé pour la première fois le trophée Vince Lombardi, lors d'une finale remportée sur le fil (20-17) face aux Rams encore basés à St Louis, Brady est «plus motivé que jamais».

«La star, c'est l'équipe»

Pour faire chuter ce monument, les LA Rams disposent d'une défense intraitable, avec Aqib Talib, un «cornerback» passé par New England (2012-13), et l'imposant Aaron Donald (1,85 m pour 129 kg), élu samedi meilleur défenseur de NFL.

Ils ont aussi un quarterback de 24 ans, Jared Goff, qui a déjà permis à son équipe de marquer 32 touchdowns, et insaisissable «running back» Todd Gurley.

Mais l'atout-maître des Rams est au bord du terrain: c'est l'entraîneur Sean McVay, 33 ans, soit... 33 de moins que son vis-à-vis de New England, le très respecté Bill Belichick. McVay avait 30 ans quand il a pris la direction des Rams et il peut devenir le plus jeune coach de l'histoire à remporter le Super Bowl.

Il a transformé en deux saisons une équipe privée des play-offs entre 2005 et 2016 en redoutable machine à gagner. «Dans le football américain, ce qui est spécial, c'est de faire partie de quelque chose qui est plus grand que soi, la star de l'équipe, c'est l'équipe», a-t-il rappelé.

Résultats/Classements

(nxp/afp)