Sébastien Buemi

16 juin 2019 18:31; Act: 17.06.2019 06:59 Print

«Aujourd'hui, nous n'avons pas mérité la victoire»

par Jean-Claude Schertenleib - Sentiments partagés pour le Vaudois au terme de sa deuxième victoire aux 24 Heures du Mans, ce dimanche.

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Sébastien Buemi (3e depuis la gauche) jubile au milieu de son team, le président Shiegeki Tomoyama, Fernando Alonso et le Japonais Kazuki Nakajima. (Photo: AFP)

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Avant de savourer son triomphe, son deuxième en douze mois aux 24 heures du Mans, le Vaudois Sébastien Buemi est passé par tous les états d'âme ce week-end dans la Sarthe.

Dès le début de la course, samedi à 15 heures, la voiture soeur de la Toyota TS050 Hybrid dont le Suisse partageait le volant avec Fernando Alonso et le Japonais Kazuki Nakajima, a pris la tête. Un peu plus rapide que la No 8 – qui devait éviter toute erreur pour assurer le titre mondial à ses pilotes -, la No 7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José María Lopez semblait se diriger logiquement vers la victoire. Qui aurait été méritée: «C'est injuste pour eux, dira immédiatement le Vaudois. J'ai connu ça en 2016, dans le dernier tour, je sais donc ce qu'ils ressentent».

Problème de capteur

Que s'est-il passé? Peu avant 14 heures, soit à un peu plus de soixante minutes de l'arrivée, la mention «crevaison» est venue s'afficher sur le volant de la voiture leader, alors pilotée par López. Problème, le capteur n'indiquait pas... le bon pneu, obligeant l'Argentin à un double arrêt. La course venait de basculer. Après le dernier ravitaillement, les deux Toyota, qui avaient dominé toute la course, n'étaient plus séparées que par 25 secondes, à l'avantage de celle de Buemi.

Il en restera 16 à l'arrivée, pour un doublé historique, mais aussi pour des sentiments très partagés: «Aujourd'hui, nous n'avons pas mérité la victoire, la voiture de nos voisins de stand était nettement plus rapide, mais il n'est pas désagréable du tout d'empocher le titre mondial», ajoute l'Aiglon.

Le Mans a choisi son vainqueur

Le coup du sort qui a frappé la Toyota No 7, ce capteur capricieux, a provoqué, on le devine, quelques discussions au sein de l'équipe: fallait-il donner, titre pilote assuré pour Alonso, Buemi et Nakajima, des ordres pour que la victoire revienne à la voiture qui avait mené le plus clair du temps? «Nous avons réfléchi à faire quelque chose, mais ça n'aurait pas été correct», a confié Rob Leupen, le team manager de Toyota, au site spécialisé motorsport.com. Avant de préciser: «Nous en avons parlé avec les pilotes et je crois que nous avons fait ce qu'il fallait: le Mans a de nouveau choisi son vainqueur!»

Les deux Rebellion R13 du team vaudois terminent au pied du podium et n'ont pas échappé à quelques problèmes: crevaison initiale sur la No 1 du Seelandais Neel Jani, de l'Allemand Lotterer et du Brésilien Bruno Senna et sortie de route de la No 3, qui était alors installée en troisième position, derrière les invincibles Toyota.

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