08 juillet 2014 09:30; Act: 08.07.2014 09:35 Print

Série de revers pour Donald Sterling

Le propriétaire des Los Angeles Clippers, suspendu à vie par la NBA pour racisme, a subi plusieurs revers lors de la première journée d'un procès qui doit décider de l'avenir de son équipe.

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Le milliardaire de 80 ans n'a pas suivi les débats à la Los Angeles Superior Court, à la différence de son épouse qui espère de ce tribunal spécialisé dans les affaires successorales qu'il valide la vente des Clippers à Steve Ballmer contestée par Donald. Mais comme l'a résumé à l'issue de la première journée d'audience Pierce O'Donnell, l'un des avocats de Shelly Sterling, «cette journée marque une victoire singulière pour Shelly, pour Steve Ballmer et pour la vente des Clippers».

Le début du procès a pourtant été retardé de près de cinq heures en raison d'une procédure de dernière minute des avocats de Donald Sterling qui ont tenté de renvoyer cette affaire devant un tribunal fédéral.

Saisi jeudi, le juge fédéral George Wu a décidé lundi en début d'après-midi que l'affaire opposant les époux Sterling était bien du ressort de la Los Angeles Superior Court. Pierce O'Donnell a aussitôt cité comme témoin Donald Sterling. En son absence, Me O'Donnell a demandé au juge Michael Levanas un mandat d'amener, mais le magistrat n'a pas statué sur cette requête. Les avocats de Donald Sterling ont assuré que leur client serait présent mardi après-midi lors de la reprise des audiences.

Me O'Donnell a ensuite appelé à la barre son deuxième témoin, le docteur Meril Platzer, une neurologue spécialisée dans la maladie d'Alzheimer qui a examiné Donald Sterling en mai dernier à la demande de Shelly.

L'un des avocats de Donald Sterling a demandé à ce que ce témoignage ne soit pas recevable: «Mon client n'avait pas été informé du but de cet examen médical (...) De plus, des informations confidentielles sur son état de santé protégées par une loi californienne et une loi fédérale ont été transmises à une troisième partie», a indiqué Gary Ruttenberg. Le juge Levanas n'a pas tenu compte de ces objections et le Dr Platzer est revenue en détail sur l'examen neurologique qu'elle a pratiqué sur Sterling, qui avait exhorté son assistante et confidente «à ne pas s'afficher avec des noirs».

Après analyses de deux scanners du cerveau, fournis par Sterling lui-même, et un entretien de 80 minutes avec le patient, le Dr Platzer a conclu que M. Sterling était atteint de la maladie d'Alzheimer «depuis au moins trois ans, possiblement depuis cinq ans».

«Quelle a été sa réaction lorsque vous lui avez fait part de votre diagnostic?» lui a demandé Me O'Donnell. «Il a dit: J'ai faim, je veux manger quelque chose», a rappelé la neurologue. Le juge Lavenas doit se prononcer sur la procédure qui a conduit Sterling à perdre son statut d'administrateur, en raison de son état de santé, du trust familial qui contrôle les Los Angeles Clippers. Les avocats de Donald Sterling accusent «la NBA de vouloir se débarrasser de leur client et d'avoir scellé un pacte avec Shelly». Son épouse, dont il est séparé mais pas divorcé, a négocié la vente des Clippers à l'ancien grand patron de Microsoft Steve Ballmer pour deux milliards de dollars (1,78 milliard de francs).

L'offre est valable jusqu'au 15 août, mais le conseil des gouverneurs de la NBA qui doit valider le rachat des Clippers par Ballmer, se réunit le 15 juillet. Shelly Sterling espère d'ici là que la justice aura confirmé qu'elle a respecté la procédure pour devenir la seule administratrice du trust familial.

(ats)