Basketball

05 décembre 2011 01:00; Act: 05.12.2011 01:10 Print

Thabo Sefolosha: «Un pincement au coeur»

par Grégory Beaud - Le Vaudois a bouclé ses valises. Lundi, il repart aux Etats-Unis afin de reprendre la saison de NBA, le 25 décembre, avec son équipe du Thunder d'Oklahoma City. Il revient sur son aventure turque.

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Thabo Sefolosha

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Les derniers détails seront finalisés cette semaine, mais le lock-out ressemble chaque jour un peu plus à un mauvais souvenir. Jeudi, les joueurs devront voter pour accepter les derniers détails de la nouvelle convection collective de travail. Le lendemain, le camp d’entraînement débutera pour Oklahoma City et les trente franchises de NBA.

Thabo Sefolosha, vous avez terminé votre aventure en Turquie. C’est le soulagement?

«Je suis évidemment très content de repartir aux Etats-Unis afin d’y disputer la saison de NBA. Toutefois, je quitte Fenerbahçe et la Turquie avec un petit pincement au cœur. Je n’aime pas ne pas terminer un travail et comme j’ai adoré cette expérience à Istanbul, cela me fait quelque chose de m’en aller.»

Mais tout de même, cette résolution du lock-out, c’est quelque chose que vous attendiez.

«Oui, évidemment.»

D’un point de vue personnel, qu’avez-vous retiré de cette expérience?

«J’ai eu plus de responsabilités sur le plan offensif qu’à Oklahoma City. C’était important de me mettre dans le rythme en jouant de vrais matches et non des entraînements en solitaire à la maison. Je me sens physiquement en bonne forme et pense pouvoir emmener un peu de confiance dans mes bagages.»

D’habitude, l’inter-saison dure trois mois. Durant ce temps, la préparation a lieu avec, accessoirement, de nombreuses signatures de contrats et transferts. Là, tout se déroulera du 9 au 24 décembre. Ce sera de la folie.

«Ce sera particulièrement intense. Entre le moment où nous ferons nos premiers entraînements et l’ouverture de la saison le jour de Noël, tout va s’enchaîner à très grande vitesse. En plus, nous n’aurons qu’un minimum de matches de préparation (n.d.l.r.: probablement deux) pour nous mettre dans le bain. Une période d’adaptation sera nécessaire.»

On a l’impression que c’est à chaque fois la même question, mais cette fois-ci, Oklahoma City ne pourra plus jouer sur l’effet de surprise après une finale de conférence la saison passée.

«(Rires) C’est vrai. Nous avons les moyens d’accomplir de belles choses. Finalement, notre seul adversaire, c'est nous. L’année passée, nous avons réalisé un beau parcours, mais il nous a peut-être manqué un peu d’expérience dans les moments chauds.»

Ces derniers jours, des rumeurs faisaient état d’un possible transfert de votre meneur de jeu Russell Westbrook contre l'une des stars Rajon Rondo ou Chris Paul. Y croyez-vous?

«Comme d’habitude, je ne me focalise pas trop sur ce qui se dit dans les journaux. Les rumeurs, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère attendre que les choses se passent et m’adapter ensuite. Mais franchement je ne pense pas que ce soit vraiment fondé. Russell est une pièce importante de notre dispositif.»