Foot US

16 octobre 2019 22:11; Act: 16.10.2019 22:17 Print

Un Vaudois s'offre le titre allemand

par Emmanuel Favre - Jonathan Falk a remporté le «Super Bowl allemand», le week-end dernier à Francfort, devant plus de 20 000 spectateurs. Il raconte.

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Le défenseur a été sacré champion à son avant-dernier match. (Photo: Alessandro Mella)

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Samedi dernier, il a soulevé le German Bowl, le plus prestigieux trophée du foot US sur sol européen. Jonathan Falk, 29 ans, a participé à la victoire 10-7 des New Yorker Lions de Braunschweig face aux Schwäbisch Hall Unicorns, doubles tenants du titre, invaincus depuis 50 matches. Un exploit réalisé devant les 20 382 spectateurs du stade de l'Eintracht Francfort. «C'était un honneur de jouer dans cette enceinte, raconte ce colosse de 1 m 80 pour 114 kg. Le moment le plus émotionnel, c'était l'entrée sur le terrain. Voir une telle foule, cela procure des frissons!»

Le linebacker (2e ligne défensive) prendra sa retraite ce week-end après une dernière apparition avec l'équipe de Suisse contre l'Italie à Milan. Il peut ainsi tourner la page d'une carrière insolite sur une note exceptionnelle: «Je n'ai commencé à jouer qu'à 23 ans. Pour m'épanouir, j'avais besoin de pratiquer un sport de contact. J'ai hésité entre la boxe et le foot US.» Le choix s'est imposé de lui-même: les portes du club de boxe sur lesquelles il avait tambouriné étaient demeurées closes.

Au fil des saisons, Jonathan Falk a dû surmonter quelques embûches, dont une expérience avortée dans une université américaine, pour rendre possible ce que d'aucuns estimaient improbable: devenir professionnel. «J'ai beaucoup bossé, se remémore-t-il. En salle de force, par exemple, je n'ai pas développé mon corps en pensant à la plage, mais au terrain.» Il avait ainsi dû tourner le dos à une situation professionnelle confortable dans le domaine tertiaire pour devenir joueur de football américain: «J'étais en harmonie avec ma personne, même si mon revenu s'est fortement réduit.»

Le trophée de champion soulevé à Francfort (avec son coéquipier Basil Weber, lui aussi Vaudois), n'a fait que conforter son choix. Et celui de rester dans le milieu, en tant qu'entraîneur privé, maintenant que son expérience de joueur arrive à son terme.

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(nxp)