Tour de France 2014

09 juillet 2014 08:55; Act: 09.07.2014 08:56 Print

«75% du peloton ne sait pas rouler sur les pavés»

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Lille - Le manager de l’équipe Trek, Luca Guercilena, a évoqué la tactique à employer pour vaincre sur les pavés, lors de la 5e étape du Tour de France mercredi.

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Le Bernois Fabian Cancellara, lui, maîtrise parfaitement son sujet quant il s'agit d'aller vite sur les pavés. (Photo: Keystone/Kim Ludbrook)

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Après l’arrivée devant le Stade Pierre Mauroy mardi en fin d’après-midi à Lille, les idées du grand chef de l’équipe américaine Trek Factory System étaient déjà très claires quant à l’étape du lendemain. Après avoir regretté l’abandon d’Andy Schleck, rappelant au passage que la santé de nos coureurs a toujours été sa priorité, il s’est plié au jeu de l’interview.

Luca Guercilena, l’équipe va-t-elle se mettre au service de Fabian Cancellara dans l’étape qui empruntera les secteurs pavés mercredi ?

- Disons que l’équipe sera à 70% derrière Fabian et 30% à disposition des autres. C’est normal que l’on mette nos atouts en avant. On avait détaillé dès le départ que nos ambitions au général seraient portées par Fränk Schleck et Haimar Zubeldia. Et on avait coché cette 5e étape avec Cancellara.

Comment allez-vous gérer cette immense pancarte qui est accrochée dans le dos du Bernois ?

- Vous savez, il faudra d’abord regarder comment les autres équipes se comportent. Tout peut aller très vite et le parcours est très sélectif selon l’état des passages pavés. Mais peut-être que les équipes des favoris gèreront le tout très bien et qu’on se retrouvera avec un sprint de 60 coureurs à l’arrivée.

Il y a une grande différence entre les 240 km de Paris-Roubaix et les 155,5 km de l’étape à venir. Quelles adaptations cela implique-t-il ?

- Sur 240 km, il faut tenir sur la longueur. La capacité d’endurance fait déjà un tri drastique, il s’agit de savoir gérer son énergie. Sur 155,5 km, il faut tout donner au bon moment pour faire la différence. Que ce soit en solitaire ou avec un petit groupe.

Et les conditions météorologiques, que l’on annonce maussades, quel rôle joueront-t-elles ?

S’il pleut, ça va être très compliqué car 75% du peloton ne sait pas rouler sur les pavés. Ce sera peut-être même encore pire s’il pleut durant la nuit et que les précipitations cessent juste avant la course. Du coup, les pavés seraient encore plus glissants…