Cyclisme

11 avril 2019 07:44; Act: 11.04.2019 09:12 Print

«Avoir été 2e ne facilitera pas ma vie dimanche»

par Oliver Dufour - Après son exploit fou l'an passé, Silvan Dillier retrouve Paris-Roubaix. Et il n'attend pas une partie de plaisir.

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Silvan Dillier est prêt pour l'Enfer du Nord, dimanche. (Photo: AFP)

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«Je ne suis pas au top du top, mais ma forme n'est pas non plus mauvaise, donc ça va.» En route pour Paris, Silvan Dillier paraît un peu émoussé. «L'enchaînement des classiques d'un jour pompe de l'énergie. Egalement mentale. Ça fait trois semaines qu'on se bat, mais je vais faire en sorte d'être au sommet de la courbe pour Paris-Roubaix.» L'Enfer du Nord est prévu dimanche. Et impossible de ne pas évoquer l'édition 2018, lorsque l'Argovien de 28 ans avait réalisé un tour de force héroïque après avoir passé une grosse partie de l'épreuve en échappée. A l'arrivée dans le vélodrome, il n'avait été battu que par le grand Peter Sagan. «Mais ce n'est pas parce que j'ai réussi ça que ça rendra la course plus facile dimanche, prévient le rouleur de l'AG2R. Il faut garder la tête claire et de se préparer mentalement pour la guerre.»

Dillier aimerait faire aussi bien, voire mieux que la dernière fois sur les pavés, mais se sait plus attendu. «Oliver Naesen est de toute façon notre No 1. Et pour l'équipe, peu importe si c'est lui ou moi qui gagne. Je pense que j'aurais néanmoins beaucoup de liberté, comme l'an passé. La course est imprévisible et il faut savoir s'adapter, être malin et super fort. Se mettre dans l'échappée tôt peut être un avantage, parce qu'on risque moins de chutes à l'avant, mais on grille aussi plus d'énergie.»

Pour dimanche, Silvan Dillier ne se souhaite qu'une seule chose: que le temps reste sec. «J'ai regardé, ça devrait être bon. Mais c'est déjà la pire des courses quand il fait beau, alors imaginez avec de la pluie»

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(nxp)