Cyclisme - Tour de France

20 juillet 2014 16:15; Act: 20.07.2014 20:26 Print

«Comme une victoire»

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Nîmes - Avec la 2e place de Häussler et le raid d’Elmiger, IAM Cycling a prouvé qu’elle était taillée pour le Tour.

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Alexander Kristoff a remporté l'étape de dimanche. (Photo: AFP/Eric Feferberg)

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Pour la troisième fois de cette Grande Boucle, Martin Elmiger a tenté une échappée au long cours. Contrairement aux deux précédentes, celle d’hier à Nîmes a failli aller au bout.

Accompagné uniquement du Néo-Zélandais Jack Bauer sur plus de 200 km, le champion de Suisse a craqué peu avant la ligne, avalé par le troupeau de sprinters. «Dans le final j’étais presque sûr de tenir, a raconté le Zougois, désigné combatif du jour pour la 2e fois. On a joué un peu au lieu de rouler à bloc, a-t-il regretté. Bauer était très fort. Personnellement j’ai dû me battre avec des mauvaises jambes.» Ravi de pouvoir profiter d’un jour de repos, aujourd’hui, Elmiger a loué la qualité de son équipe. «Malgré le fait de ne pas être allé au bout, je suis content de la 2e place de Heinrich Häussler. On a une belle équipe.»

Le manager de cette équipe, Serge Beucherie, a vibré devant une télévision dans les derniers mètres. «C’est beau et cruel à la fois, a commenté le Français. Mais je considère cette journée comme une victoire d’étape. Car finalement, il n’y a pas que Häussler ou Elmiger. Tous les gars font bien leur métier. On est dans la deuxième semaine du Tour de France, et malgré l’absence de Mathias Frank, personne n’a baissé les bras.»

L’abandon précoce du leader désigné de IAM – fracture du fémur dans le final de la 7e étape à Nancy – a forcé l’encadrement à rapidement revoir ses objectifs à la baisse. «Nous visions une place dans le top 10 au général, s’est souvenu Beucherie. Depuis, nous sommes contraints d’animer la course autrement.» Dès demain, les grimpeurs tenteront de se montrer dans les Pyrénées.

(ats/afp)