Cyclisme

23 août 2019 14:41; Act: 23.08.2019 14:41 Print

«Ils arrivent en Espagne pour la guerre finale»

par Robin Carrel - Silvan Dillier va débuter la Vuelta avec pour but de faire oublier une saison mitigée pour lui et son équipe AG2R. Mais attention, le plateau s'annonce très relevé.

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Silvan Dillier vise le Mondial. (Photo: Keystone)

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Le Tour d'Espagne, qui s'élancera samedi de Torrevieja (sud-est du pays) par un contre-la-montre par équipes tout plat de 18 kilomètres, est l'occasion pour ceux qui sont passés à côté de leur saison de se refaire un peu la cerise. C'est notamment le cas de Silvan Dillier et de sa formation AG2R. Interview d'un Argovien bien décidé à se montrer dans la péninsule ibérique, pour ensuite être sélectionné pour les championnats du monde.

Comment abordez-vous une course aussi difficile que cette Vuelta?

Je l'ai déjà faite une fois, mais j'ai aussi participé à d'autres grands Tours (ndlr: un Tour de France et trois Giros). Je sais donc un peu à quoi m'attendre! J'ai regardé le parcours et il y a quand même six ou sept belles étapes, qui peuvent être intéressantes pour moi. Je vais essayer d'y prendre ma chance. Pour le reste, mon rôle sera de soutenir l'équipe.

Comme d'habitude en Espagne, il y a aussi presque une dizaine d'étapes de montagne...

Oui et elles ne sont pas vraiment pour moi (rires). Ce n'est pas là que se situe mon objectif! Là, je penserai surtout à jouer mon rôle de coéquipier. Personnellement, je pense que ma chance se situe surtout sur les quelques tracés plutôt vallonnés et pas prévus à 100% pour les sprinters. Mais je n'ai pas peur de la montagne, hein! La condition est bonne et je ne doute pas que je vais y survivre.

Est-ce que le Giro et le Tour d'Espagne se courent vraiment différemment que le Tour de France?

Oui, je pense qu'il y a peut-être un peu plus d'opportunités d'aller faire quelque chose à l'avant sur ces courses. Mais bon... Comme souvent, ça dépend aussi pas mal des stratégies des différentes équipes et, surtout, de l'évolution de l'épreuve.

Votre premier objectif? Le contre-la-montre par équipes?

Non, honnêtement, le chrono par équipes n'a jamais été notre spécialité. Le but sera d'y trouver une bonne dynamique au sein de notre formation, surtout. On ne sera pas là pour faire une place. Déjà, au Tour de France, perdre une minute ou plus sur les concurrents, c'était beaucoup, finalement

A part vous, il n'y a que des Français dans l'équipe. Ça vous rappelle vos jeunes années à Chambéry?

Non, pas trop... Que je sois le seul étranger ou pas, on reste une équipe française. C'est normal pour moi et ça ne change rien. Sur les autres courses aussi, on ne parle que dans cette langue.

Personnellement et au niveau de l'équipe, il y a une petit revanche à prendre sur une année 2019 pas simple?

Oui, c'est sûr. On n'a pas connu la meilleure année jusqu'ici... On avait pas mal de difficultés au niveau du matériel en début d'année. Et après, je me suis cassé la clavicule! Du coup, mon programme prévu au départ a bien changé depuis. Ce n'est sûrement pas la saison idéale (ndlr: l'Argovien n'a fini aucune course dans le top-10), mais je me sens bien et je suis prêt pour changer ça.

La tactique, ce sera quoi, en Espagne? Tout pour Pierre Latour?

Je pense en effet qu'il aimerait faire une bonne place au classement général. Mais si, à la moitié de la Vuelta, on voit que ça ne va pas être possible, il faudra peut-être adapter notre stratégie pour lui permettre d'aller chercher des étapes. L'année a aussi été difficile pour lui, avec pas mal de chutes. Il revient dans le peloton pour son premier grand Tour en 2019. On verra, parce que le niveau est très relevé! Des fois, la Vuelta, c'est un peu la réunion des leaders qui ne sont pas satisfaits à 100% de ce qu'ils ont réalisé sur le Giro et le Tour. Du coup, ils arrivent en Espagne pour la guerre finale de la saison.

Ensuite, derrière, il y aura le Mondial sur un parcours qui peut vous intéresser... Le Tour d'Espagne est un beau tremplin?

Ouais, clairement. J'aimerais bien finir la Vuelta et en sortir plus fort. Je souhaite monter en puissance pour faire partie de la sélection et jouer un rôle au sein de l'équipe de Suisse lors de ce Mondial. C'est un grand objectif pour moi.

Les jeunes commencent à pousser derrière, au pays. Ça fait plaisir ou c'est une pression supplémentaire?

Je trouve très bien que les jeunes aient déjà eu du succès! Je ne le vois pas du tout comme une potentielle concurrence. Aujourd'hui, il n'y a pas tellement de professionnels suisses dans le peloton. Du coup, l'émergence des Hirschi, Bissegger et compagnie, c'est bon signe pour Swiss Cycling et notre pays. Plus de pros on a, plus de succès on a, plus on aura la chance de donner envie à des jeunes de commencer le vélo.

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(nxp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Räikkönen le 23.08.2019 15:42 Report dénoncer ce commentaire

    Chute brutal

    Après sa 2e place de Paris-Roubaix de 2018 c'est le néant. Tous les Suisses qui ont signés dans des équipes françaises régressent de manière brutal. Küng en est l'exemple.

Les derniers commentaires

  • Räikkönen le 23.08.2019 15:42 Report dénoncer ce commentaire

    Chute brutal

    Après sa 2e place de Paris-Roubaix de 2018 c'est le néant. Tous les Suisses qui ont signés dans des équipes françaises régressent de manière brutal. Küng en est l'exemple.

    • Jean Michel le 23.08.2019 16:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Räikkönen

      Quant il a finit deuxième de Paris Roubaix il était déjà chez ag2r