Cyclisme

17 septembre 2019 08:38; Act: 17.09.2019 08:38 Print

«Je ne suis pas un gars qui fait 50 victoires par an!»

par Oliver Dufour - Stefan Küng a remporté dimanche le Tour du Doubs. De bon augure à une semaine des championnats du monde.

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Le Thurgovien de 25 ans est en forme. De retour d’un stage en altitude à St-Moritz, le rouleur de la Groupama-FDJ s’est distingué en s’imposant en solitaire sur le Tour du Doubs (189km), dimanche. Stefan Küng, qui a encerclé dans son agenda la date du 25 septembre, jour du contre-la-montre individuel des championnats du monde, se dit bien motivé au moment d’aborder sa dernière semaine de préparation.

Stefan Küng, comment avez-vous abordé cette épreuve, dimanche?
On avait vraiment envie de gagner avec l’équipe, parce que ça faisait un petit moment que ça n’était plus arrivé. David Gaudu et moi étions les deux coureurs protégés. Je savais que mes valeurs étaient bonnes à l’entraînement, mais j’avais envie de pouvoir le vérifier en course.

Vous avez dû attaquer à plusieurs reprises…
Oui. Ma tactique était d’anticiper, de partir de plus loin pour pouvoir ménager David à l’arrière avant la dernière bosse. Malgré une collaboration peu évidente avec les autres échappés – ils me redoutaient un peu, je pense – ça a marché. J’ai fait l’ultime ascension à mon rythme et on s’est retrouvés dans le final ensemble. Heureusement, on n’a pas trop perdu de temps en prenant le mauvais parcours!

C’est-à-dire?
En fait nous avons été mal aiguillés. Comme je ne connaissais pas le parcours, j’ai suivi la moto devant nous, jusqu’à ce qu’ils nous fassent faire demi-tour, une cinquantaine de mètres plus loin. J’ai dû à nouveau attaquer dans la descente et j’ai pu faire la différence dans les parties techniques. C’était la course parfaite.

C’était important de vous montrer avant les Mondiaux?
Oui. Ça ne servait à rien de me cacher. Même les courses qui ne sont pas du plus haut niveau, ça reste difficile et il faut savoir les gagner. Je ne suis pas le gars qui le fait 50 fois par an! Là je vais enchaîner avec le Tour de Slovaquie (ndlr: 18-21 septembre), où le profil n’est pas super dur et où il y a un contre-la-montre dès la première journée, juste après une demi-étape sprint. Mon objectif sera encore de gagner. On peut simuler les conditions d’une épreuve à l’entraînement, mais rien ne remplace une vraie course.

Vous avez des vues sur le «chrono» dans le Yorkshire. Et pour la course en ligne?
Il faudra voir, mais je pense qu’avec Marc Hirschi et moi, encadrés par les expérimentés Michael, Albasini et Schär (ndlr: sans oublier Silvan Dillier), nous avons plusieurs options pour faire un bon résultat. Je n’ai pas encore regardé le parcours, mais ça sera certainement une course dure et usante. L’équipe est en tout cas bien équilibrée et nous avons nos chances de nous placer. Mais je me concentre déjà sur le «chrono». Mon meilleur résultat à des Mondiaux est 12e. Je veux déjà faire le maximum pour faire mieux.


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